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Ecrin

Distance

4,16 km

Dénivelé positif

14 m

Difficulté technique

Modéré

Dénivelé négatif

14 m

Altitude maxi

160 m

Trailrank

34 4,3

Altitude mini

148 m

Type d'itinéraire

En boucle
  • Photo de Balade des plantes sauvages - Aische-en-Refail
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Coordonnées

192

Publié

29 mars 2021
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160 m
148 m
4,16 km

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près de Aische-en-Refail, Wallonia (Belgique)

LA BALADE des zones humides Aische-en-Refail 4 km - env. 1h30
Avec la complicité de l’Agenda 21 et du Contrat de Rivière Meuse aval et affluents
Thème de la balade
Le village d’Aische-en-Refail se situe au creux de la petite vallée du Nachau, ruisseau affluent de la Mehaigne. Le village est très ancien, Aische et le Nachau sont cités dans un acte de 805. Son nom viendrait de "asca" ou "esca" signifiant "champ entourant un village" et "refai" (= fayt) signifiant "bois de hêtres défriché". Au cœur du village se trouve une « Zone de Grand Intérêt Biologique » (classement en ce printemps 2021), traversée par un sentier qui permet de découvrir un patrimoine quelque peu méconnu : la ripisylve, une forêt bordant le cours d’eau, se développant sur les sols marécageux et dominée par les aulnes et les saules. Les espaces plus ouverts y sont occupés par des végétations herbacées de marais et de roselière. On y trouve quelques plantes sauvages utiles voire comestibles.
CONSIGNES DE SÉCURITÉ
La route de Gembloux très fréquentée, le sentier du Nachau est bordé de plusieurs mares et trous d’eau parfois profonds. En zone humide, bottes ou bottines fermées sont conseillées.
REPÈRES DE L’ITINÉRAIRE
1.Départ de la balade : parking sur la place d’Aische.
2. Face à la salle communale "Les Calbassis", longer le mur de la cour et aller tout droit rue Henri Tholomé en longeant, à gauche, la cabine électrique. Tous les ans, au printemps, la plaine herbeuse à gauche, accueille le Grand feu d’Aische : tradition wallonne, remontant sans doute à l’époque celtique, qui célèbre la renaissance printanière de la terre et qui est organisée par "Les Pierrots d’Aische" depuis 1987. Le cortège carnavalesque traverse le village, avec son géant "Pierrot le Grand" et se termine par un rondeau de joie autour du bucher où est brûlée la "Macrale", marionnette-sorcière symbole de l’hiver.
3. Prendre à gauche au 1er embranchement. Juste après avoir tourné, noter la potale-niche dans le muret, après le garage du n° 12.
4. Continuer tout droit sur la rue de la Tombale jusqu’au n° 15. Le nom de la rue pourrait faire référence à un tumulus disparu de la période gallo-romaine. La chaussée romaine Bavay-Tongres longe en effet toute la frontière nord du village et des traces de 5 villas romaines auraient été repérées sur son territoire. Noter une autre grande potale-niche dans le mur du n° 39.
A gauche de la route, une particularité, les "comognes" : un terrain communal dont les habitants ont la jouissance, parfois pour des affectations précises (les maisons à droite de la route ont ainsi leur garage de l’autre côté de la rue).
5. En face du n° 15, prendre, à gauche, le sentier qui traverse le ruisseau du Nachau pour rejoindre la route de Gembloux. Le long de ce sentier, on peut voir quelques plantes sauvages comestibles, on peut y cueillir jeunes feuilles d’ortie, racines de benoite, graines ou tiges de berce spondyle, épiaire des bois et prêle.
6. Traverser la route de Gembloux et prendre sur la droite, en longeant la propriété du château.
Le Manoir de Là-Bas (23 ha) existe depuis le XVe siècle. Le corps de logis de la ferme, peinte en blanc, est adossé au château, agrandi en 1907 et dont l’aile sud plonge dans un bras canalisé du Nachau. Des enfants juifs y ont trouvé abri durant la guerre 1940-1945. Le parc a servi pendant plus de 50 ans d’écrin à un camping comptant jusqu’à 2000 résidents en été. Revendu, il fait aujourd’hui l’objet d’un vaste projet immobilier.
7. Prendre le sentier du Nachau qui démarre à gauche, juste après l’entrée du domaine
Le "sentier du Nachau" est un projet initié en 2008 par des habitants du village suite à l’arrêt de l’exploitation de la peupleraie gérée par le Département Nature et Forêts de la Région wallonne. C’est dans ce terrain de 900 m sur 80 m environ, le long du ruisseau, que la commune d’Eghezée, qui en est propriétaire, a réalisé ce sentier avec l’aide de la Région wallonne et l’énergie d’Eghezée-en-Sentiers, pour le faire vivre notamment avec l’accompagnement du projet « Aische-en-mares » de l’école du village.
Juste à l’entrée du sentier :
8. Le sentier conduit à une première mare (assez profonde) qui se trouve un peu en retrait sur la droite. On peut s’en approcher en suivant l’alimentation en eau (venant de la station d’épuration de l’ancien camping) pour observer batraciens et insectes aquatiques.
9. Un peu plus loin, sur la droite : la deuxième mare du sentier.
Dès le début de la création du "sentier nature", des mares ont été envisagées dans cette zone où l’eau est le principal facteur qui contrôle la vie végétale et animale. Dans ce milieu humide au sol argileux imperméable, les mares se remplissent naturellement. Elles offrent une grande diversité d’habitats et de ressources alimentaires favorisant la biodiversité, pour autant que l’on y introduise pas de poissons.
10. Poursuivre sur le sentier. Sur le côté gauche du sentier : des anciens andains réalisés par les habitants lors du processus de création du sentier (= amas de branches, maintenant recouverts de ronces). Ils constituent un refuge, notamment pour les hérissons et les insectes xylophages (= mangeurs de bois).
11. Poursuivre jusqu’à la troisième mare, puis sur le sentier. Dans les zones d’eau le long du sentier qui traverse une petite aire boisée : des massettes (longues tiges finies par une sorte de "cigare" et appelées "biroutes de velours" à Mons), mais aussi du cresson sauvage, de l’oseille et des lentilles d’eau.
12. Le sentier se divise en deux. Prendre la branche de gauche du Y.
13. Le sentier ondoie globalement vers le nord-est et se termine par une légère montée (13bis) qui débouche dans la rue du Biermont. Le long du sentier : du cirse maraîcher, du cassis, du lamier blanc (= ortie blanche) et de la reine des prés.
14. Prendre la rue du Biermont à gauche.
15. Tourner à gauche au carrefour suivant. Noter la dédicace du calvaire (= crucifix) qui se trouve à l’angle !
Sur la droite, l’alignement d’arbres au loin marque l’ancienne chaussée romaine, construite ici sur la ligne de crête entre le bassin de la Mehaigne (qui se jette dans la Meuse) et celui de la Gette (qui se jette dans l’Escaut), ce qui réduisait le nombre de ponts nécessaires sur à la chaussée.
16. Prendre le premier embranchement à gauche (vers la rue du Tilleul). A l’angle : la chapelle Saint-Joseph, dont les portes sont perforées de "jumelles" permettent de voir l’intérieur.
A droite, au loin, on aperçoit le parc éolien situé aux confins des territoires de Perwez, Eghezée et Gembloux.
Les éoliennes : moulins de nos paysages.
La Hesbaye namuroise, où le vent rencontre peu d’obstacles et atteint des vitesses élevées, offre un territoire idéal pour l’installation d’éoliennes qui transforment l’énergie mécanique du vent en électricité, grâce au courant d’air entre zones de températures différentes.
Plus loin, à gauche : la chapelle Notre-Dame de Bon secours.
17. Dépasser la portion de la rue du Tilleul qui se trouve à gauche et continuer tout droit. Un peu plus loin, à droite : la chapelle Sainte-Adèle que l’on invoque pour les maladies des yeux.
18. Prendre le chemin communal à droite, juste après le panneau "Zone 30" annonçant l’école.
19. Prendre à gauche juste avant le mur du cimetière.
20. Dépasser le cimetière et continuer tout droit.
21. Dépasser le chemin couvert de gravier à gauche puis tourner dans la rue à gauche.
22. Traverser prudemment la route de Gembloux, bifurquer vers la gauche et emprunter immédiatement le sentier à côté du n° 227 (qui est un bel exemple du type d’architecture du début du XXe siècle).
23. Le sentier rejoint la place d’Aische-en-Refail et le point de départ de la balade.

Les zones humides : essentielles pour la biodiversité et la lutte contre les inondations !
De manière générale, les zones humides sont des bords de cours d’eau, des étendues de marais, de fagnes, de tourbières ou d’eaux naturelles ou artificielles, permanentes ou temporaires, où l’eau est statique ou courante.
Elles jouent un rôle essentiel dans la conservation de la biodiversité : en abritant des espèces (oiseaux, amphibiens, insectes, mammifères...) spécifiques à ces habitats, en leur fournissant des aliments, un lieu de reproduction et un refuge. Ces espèces peuvent être rares et protégées.
En régulant les régimes hydrologiques ; comme une éponge, elles absorbent momentanément l'excès d'eau de pluie pour le restituer progressivement lors des périodes de sécheresse. En bord de rivières, elles atténuent donc les crues constituant un moyen de lutte contre les inondations. La tendance actuelle au niveau des gestionnaires de cours d’eau est donc de préserver et de restaurer ces zones.
Elles favorisent aussi l’infiltration vers les nappes souterraines, contribuent au maintien et à l’amélioration de la qualité de l’eau en jouant un rôle de filtre physique (dépôts de sédiments, piégeage d’éléments toxiques, etc.) et de filtre biologique (en assimilant les nitrates par les racines).
Les plantes sauvages comestibles : un patrimoine
Jadis, l’homme consommait et utilisait les végétaux poussant librement autour de lui. L’évolution des modes de production et de consommation a fait disparaître les plantes sauvages comestibles des tables et… de la mémoire collective. Aujourd’hui, des recettes se retrouvent, se réinventent… et les plantes sauvages, demandant peu d’entretien car adaptées à nos régions, sont réintroduites dans des jardins où elles accueillent la faune alliée des jardiniers.
Inviter l'ortie dans les assiettes...
La grande ortie (Urtica dioica) est de la famille des urticacées. C'est la plante-hôte des plus beaux papillons de jour. Les poils des feuilles allongées et des tiges sont des aiguilles en silice qui se brisent quand on les touche, percent la peau et injectent une substance urticante. Les grappes de fleurs situées à l’aisselle des feuilles sont femelles, si tombantes, ou mâles, si dressées. Ne pas confondre la grande ortie avec l'ortie à fleurs blanches, le lamier blanc (comestible aussi mais d’un autre goût), qui ne pique pas et qui est d’une autre famille. Les feuilles d’ortie son riches en fer et protéines. Leur goût doucereux nécessite un assaisonnement relevé.

Trois plantes sauvages à découvrir :
L’égopode (Aegopodium podagraria) fait partie, comme l’angélique, de la famille des apiacées. C’est une plante de 30 à 100 cm de haut, qui aime l’ombre et se développe en massifs grâce à ses robustes rhizomes. Son nom se réfère à la forme des feuilles composées qui évoque la forme d’un sabot de chèvre ; les folioles inférieures de la feuille ont une base qui présente une sorte de "pouce". Comme chez l’angélique, les fleurs sont groupées en ombelles petites et blanches ; elles terminent une tige creuse et sillonnée dans sa longueur. L’égopode se récolte avant la floraison. Les jeunes feuilles de printemps se mangent crues, en salades. Plus tard, elles sont plus dures et il faut ôter le pétiole (= la queue) et les cuire comme des épinards, pour des soupes, des quiches.
Le lierre terrestre (glechoma hederacea) est un faux lierre. Il appartient à la famille du thym et des menthes. Cette plante rampante préfère les zones humides et ombragées. Ses feuilles crénelées et arrondies, avec une base en forme de cœur, se présentent par paires opposées sur une tige de section carrée. Les fleurs "en trompettes", du rose au bleu-violet sont tachetées de pourpre sur la lèvre supérieure. La floraison va de mars-avril à l’automne. Toute la plante, qui était utilisée jadis pour parfumer et conserver la bière, émet une odeur balsamique, douceâtre. Feuilles et/ou fleurs sont utilisées pour aromatiser fromage frais, huile, salade ou boissons.
La reine-des-prés (Filipendula ulmaria) est de la famille des ronces, framboisiers et rosiers. C’est à partir de l’étude de ses propriétés et de celles de l’écorce de saule que l’on découvrit l’aspirine. Cette plante mellifère adorée des abeilles est haute de 50 cm à 1,50 m. Le pétiole (queue) de la feuille composée est rouge. Les inflorescences ressemblent à des nuages d’étoiles. Frottées, ses feuilles, vert foncé dessus et argenté dessous, ont une odeur de concombre et, en petite quantité, complètent une salade composée. Les petites fleurs à cinq pétales, d’un blanc jaunâtre, ont une odeur d’amande et sont infusées pour parfumer des crèmes.

2 commentaires

  • Photo de Delphine D.

    Delphine D. 23 mai 2021

    Chouette balade, belle campagne très peu fréquentée on travers le village d'Aische au départ pour rejoindre une petite route de campagne.

  • Photo de Delphine D.

    Delphine D. 23 mai 2021

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    Chouette balade, belle campagne très peu fréquentée on travers le village d'Aische au départ pour rejoindre une petite route de campagne.

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