-
-
158 m
141 m
0
1,9
3,8
7,54 km

Vu 679 fois, téléchargé 30 fois

près de Upigny, Wallonia (Belgique)

Upigny était une dépendance de Dhuy et fut érigé en village en 1837. Lors de la fusion des communes en 1977, Dhuy et Upigny se retrouvèrent dans l’entité d’Eghezée.
Upigny est traversé pendant deux kilomètres par la route de La Bruyère qui mène à Longchamps et qui sépare le village en deux. Le village a une superficie de 339 ha.
La Mehaigne et un de ses affluents, le ruisseau André, traversent le village et se rencontrent au lieu-dit "La Gothaine".

La balade part d’Upigny, rejoint le village de Mehaigne et longe les vergers d’Upigny au retour.

Le trajet traverse le bocage de la Hesbaye namuroise, avec la flore et la faune des milieux humides. Il longe quelques grandes fermes hesbignonnes et propose aussi de découvrir ce qu’est un bassin d’orage.

Saison "coup de cœur" pour la balade
Au printemps, quand les arbres fruitiers sont en fleurs.

CONSIGNES DE SECURITE :
Route de La Bruyère très fréquentée par voitures et camions




Départ de la balade à l’église d’Upigny (place d’Upigny).
Entourée du cimetière, l’église St-Pierre, en briques et pierre bleue, date du XVIIIe siècle. A l’intérieur, on peut voir des décors de stucs Louis XVI et un beau mobilier du XIXe siècle. Un mémorial en calcaire bleu est scellé dans le pavement de la nef droite.

Dos à l’église, emprunter à gauche la place d’Upigny (qui a l’allure d’une rue). !
On passe devant la ferme Saint-Michel ou de la Tour, reconstruite en 1749. Le vaste quadrilatère contenait autrefois un bétail nombreux. Transformé en salle de réception, il porte aujourd’hui le nom de "Clos Saint Michel".

Au premier embranchement, prendre à gauche la rue de Gothaine et puis, à droite, la rue de Rhee.
A noter au n° 10 de la rue de Rhee : une potale de 1940 nichée dans le pignon et dédiée à Notre Dame des Réfugiés.

La rue de Rhee se termine par un sentier communal permettant de rejoindre la route de La Bruyère. Ce sentier est inscrit à l’atlas des chemins vicinaux depuis que ce dernier a été créé au XIXe siècle.

Traverser avec prudence la route de La Bruyère pour emprunter la rue de Ghel à l’angle de la ferme du Try

La ferme du Try, grande ferme carrée flanquée d’une tourelle, a été édifiée à partir du XVIIe siècle. Domaine de 270 ha, on y pratique depuis des générations l’agriculture et l’élevage à grande échelle. Aujourd’hui, c’est le siège de la société Upignac, réputée pour son foie gras.

Le long de la rue de Ghel, parallèle à la Mehaigne : d’anciens saules têtards...
Le saule têtard peut être obtenu à partir de plusieurs variétés de saules par l’étêtage (coupe de la partie supérieure de l’arbre).
Cette coupe induit la formation d’une boule dont partent des rejets, souvent bien droits, donnant aux arbres une tête à l’aspect hirsute.
Par le passé, les saules têtards avaient une grande utilité : bois de chauffage pour les pauvres, manches d’outils, piquets, objets de vannerie, fagots pour réfectionner les berges… Implantés en bordure des rivières ou des fossés, les saules têtards permettent, grâce à leur enracinement, de maintenir les berges.
Au fil des ans et des recoupes, les saules têtards ont tendance à se creuser au niveau de l’excroissance du tronc, formant des cavités qui offrent le gîte et le couvert à de nombreux animaux dont la chouette chevêche .
Pratiquée régulièrement autrefois, la taille des saules têtards est actuellement souvent abandonnée ou négligée.

Tourner à gauche au premier embranchement dans la rue des Aunes et traverser la Mehaigne.

Sous le pont, on trouve une des 175 stations limnimétriques du réseau de mesures en continu des hauteurs d’eau et des débits des cours d’eau non navigables en Wallonie.

Le long de la rivière (à gauche du pont) : des aulnes glutineux

Tourner à droite au premier embranchement, dans le chemin de Mêlet.
La balade traverse un ancien bocage. On appelle ainsi le type de paysage rural créé par l'homme, constitué de haies vives sauvages et d’arbres souvent taillés en têtards entourant des parcelles cultivées ou des prairies.
Pour faciliter l’usage des grandes machines agricoles, la plupart de ces haies ont été arrachées dans les années 1970 ; il en reste certaines après la ferme de Mêlet.

La ferme de Mêlet est située à l’extrémité du territoire de Mehaigne, près d’Upigny. La grange et le corps de logis furent brûlés le 19 août 1914 par des Uhlans parce que des soldats français y avaient trouvé refuge.

Tourner à droite au premier embranchement, dans le chemin de remembrement aussi appelé la route des canards car le long de ce chemin, vers Saint Germain (à l’opposé de la direction à prendre), se trouvaient auparavant des zones d’élevage de canards de la société Upignac.
Ce chemin de remembrement est en fait l’ancienne voie du tram qui allait de Saint-Denis à Eghezée.

Arrivée à Mehaigne. Avant de tourner dans la rue du Monceau (au premier embranchement à droite), 9. faites un petit aller-retour dans le chemin qui part à gauche (juste après la chapelle).
Celui-ci est particulièrement bucolique et est un véritable refuge de nidification pour les oiseaux.

Suivre la rue du Monceau jusqu’à ce qu’elle se termine à la rue de Frise.
Au début de la rue du Monceau, on passe à côté de la ferme du Monceau (XVIIe siècle).

Ancien château-fort, la ferme du Monceau, typiquement hesbignonne, est un vaste quadrilatère en briques et pierre bleue. Ses bâtiments flanqués de tours étaient autrefois entourés de douves, aujourd’hui comblées. Au deuxième niveau du porche-colombier au portail baroque daté de 1666, on peut voir des traces des chaînes du pont-levis, une pierre aux blasons martelés et quatre médaillons à têtes d’hommes et de lions.

Prendre la rue de Frise à droite jusqu’au n° 74.

Entrer dans la petite impasse et empruntez l’accès privé en terre Après 60 mètres environ, prendre à droite.
Ce chemin mène au bassin d’orage de Mehaigne (normalement accessible par la rue de Ghel).
L’objectif premier du bassin d’orage est d’écrêter les crues en permettant un stockage temporaire des eaux en cas de pluie abondante. Celui de Mehaigne a été réalisé au milieu des années 1980 pour remédier aux risques d’inondation des parcelles situées rue de Frise.

Revenir sur ses pas jusqu’à la rue de Frise et la reprendre à droite jusqu’à la route de La Bruyère à Upigny.
On longe les vergers et vers la fin de la rue de Frise, on peut voir à droite l’atelier de la société Upignac.

L’aulne (ou aune) glutineux
L'aulne glutineux est un arbre des marais, prairies et bois humides.
L’aulne est inséparable de la rivière qui lui apporte une alimentation constante en eau tandis qu’il tient ses berges avec ses puissantes racines (comme le saule têtard).
Au printemps, ses feuilles se recouvrent d’une sécrétion résineuse qui les rend collantes.
Le bois de l’aulne est imputrescible c’est-à-dire qu’il ne pourrit pas. On l’utilisait autrefois pour confectionner des drains et des tuyaux et, pour l’anecdote, la ville de Venise est construite sur des piliers d’aulne et d’orme.


La chouette chevêche
La chouette chevêche est un oiseau un peu plus petit qu'un pigeon, rond et trapu. Haute d’environ 25 cm, son envergure de vol est d’environ 50 cm.

Pour se nourrir, elle chasse, le soir, des insectes, la nuit, des rongeurs et le jour, des petits oiseaux.


Oiseau emblématique du bocage, la chouette chevêche niche dans de vieux arbres creux, mais aussi dans les bosquets, les trous de murs, les nichoirs à condition qu'ils soient dans l'obscurité. Elle reste fidèle au même logement d'année en année.

Les vergers au fil des saisons
Au fil des saisons, le verger change d’allure. Au printemps c’est l’explosion des fleurs, chaque parcelle de verger à son tour, en fonction de l’espèce cultivée. Le poirier fleurit avant le pommier, par exemple.

Pour que les fruitiers portent des fruits, il faut que leurs fleurs soient pollinisées. Les fleurs produisent une sécrétion sucrée, le nectar, dont la plante n'a aucun besoin direct. Elles le dispensent au fond de leurs corolles, uniquement pour attirer les insectes, qui, pour le récolter, se faufilent à l'intérieur de la fleur et en sortent avec du pollen accroché dans les poils de leur toison. Ensuite, ils le transportent, inconsciemment, jusqu'au pistil d'une autre fleur où le mécanisme de la fécondation va se dérouler. Dès que la fleur est entièrement pollinisée, la sécrétion du nectar s'arrête, puis la fleur se noue et perd sa corolle.
La majeure partie de cette pollinisation est assurée par l'abeille, car elle est un des rares insectes qui hivernent en colonies. Ce n’est que vers la fin du printemps, que d'autres insectes viennent à la rescousse des abeilles.
Le syrphe ressemble à une guêpe, mais c’est une mouche, butineuse et pollinisatrice ! Les syrphes passent l’hiver cachés sous les paillis et les plantes basses qui couvrent le sol. Ces petites mouches réapparaissent dans notre jardin dès l’arrivée des beaux jours. Le syrphe est aussi un excellent auxiliaire des jardins car ses larves prédatrices consomment des pucerons par centaines.

View more external

1 comment

  • Photo de ingrid.vh

    ingrid.vh 21 févr. 2021

    J'ai suivi cet itinéraire  View more

    Première moitié sympa, chouettes chemins même si bitumés. La seconde moitié est une rue assez fréquentée et sans intérêt.

You can or this trail