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Ecrin

Distance

16,3 km

Dénivelé positif

46 m

Difficulté technique

Facile

Dénivelé négatif

46 m

Altitude maxi

152 m

Trailrank

38

Altitude mini

124 m

Type d'itinéraire

En boucle
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Coordonnées

371

Publié

13 novembre 2020
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152 m
124 m
16,3 km

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près de Branchon, Wallonia (Belgique)

Thème de la balade :
C’est en 1879 que s’installe la première ligne de chemin de fer privée entre la gare de Noville-Taviers et le village d’Ambresin. C’est le Baron Joseph Emmanuel Zaman, industriel fortuné installé au château de Wasseiges qui est à l’origine de l’installation de cette ligne d’abord destinée au transport des betteraves, mais, condition émise par l’Etat belge pour l’obtention de la concession, aussi le transport des passagers ce qui a créé une dynamique sociale particulière entre les habitants des villages concernés par les 9,446 mètres de son tracé.
Aujourd’hui, les petites gares sont toujours en place, et il reste quelques clichés et anecdotes du temps passé qui donnent envie de repartir sur les traces de cette petite locomotive à vapeur qui traversait les champs et de découvrir la fantastique histoire du train Zaman.
Le viaduc de Branchon
Ouvrage architectural d’envergure pour l’époque, construit avant même la tour Eifel, le viaduc de Branchon surplombait le centre du village afin d’éviter les dénivelés que la puissance des machines à l’époque n’aurait permis d’aborder. Il ne reste aujourd’hui que quelques photos de cet édifice majestueux qui faisait la fierté des villageois de l’époque. Une visite Royale avait d’ailleurs permis à Léopold II, proche du Baron Zaman de découvrir les lieux et d’emprunter la ligne. Ce cliché particulièrement beau est l’œuvre de Greban de Saint Germain, illustre photographe professionnel installé au Château de Branchon qui a laissé une collection de plus de 4000 clichés d’une grande qualité qui retracent plus de 50 ans d’histoire locale.
La gare de Branchon
Il s’agit d’une des quatre petites gares qui ont été construites sur le tracé de la ligne du train Zaman. Comme les autres édifices, elle est aujourd’hui rehaussée d’un niveau mais le petit bâtiment qui jouxtait les voies est encore en l’état, il était à la fois lieu de stockage des matériaux transportés ainsi que local d’accueil des voyageurs.
Les traces dans le paysage actuel
A plusieurs endroits, on distingue encore très précisément les remblais sur lesquels étaient installés les rails de la ligne de train.
Zaman, « châtelain » à Wasseiges
C’est en 1860 que Zaman se porte acquéreur du château Lieutenant en même temps que la Ferme attenante, la Ferme du Soleil et un moulin à vent. Il devient ainsi propriétaire de plus de 500ha de terre et de bâtiment agricoles. Le château de Wasseiges sera brûlé par les allemands à l’annonce de la défaite de la seconde guerre mondiale. Il ne subsiste aujourd’hui que le ferme actuellement transformée en logement, la maison du jardinier et les étangs le long de la Mehaigne.



Les anciens bassins de décantation – Site de grand intérêt biologique
Le site occupe l'emplacement d'anciens bassins de décantation de la sucrerie d'Ambresin. Depuis leur abandon à la fin des années 1970, ces bassins ont été fortement remaniés et en partie remblayés. Une partie a été transformée en terres de cultures, certaines parcelles furent plantées de petits fruitiers (noisetier, notamment), tandis que d'autres furent laissées à leur évolution naturelle, ce qui a conduit à la formation d'une végétation arbustive et arborée à base de saules, de frênes et d'aulnes. Un des décanteurs subsiste à l'ouest du site et est toujours sous eau actuellement. Seule une petite partie du site, à savoir un talus boisé dominant la Mehaigne, bénéficie du statut de réserve naturelle
La sucrerie d’Ambresin
Construite en 1864, elle est une des plus importantes sucreries de la région, et certainement, une des plus à la pointe des progrès industriels. C’est essentiellement la famille Gilain qui gérera l’infrastructure et permettra son développement. Ses activités prendront fin en 1975.
C’est sur le site même que se trouvent les dépôts du train Zaman. Les installations comprennent les abris, l’atelier d’entretien et les remises pour les voitures. L’ensemble constitue la plus belle trace toujours existante de ce passé ferroviaire.

L’ancienne Gare de Wasseiges
Il s’agit de la seule gare pour laquelle un document ancien est disponible. Il permet de bien identifier les bâtiments de recettes et la remise alors disposé sur un étage unique. Le logement sera adjoint par la suite par le rehaussement du bâtiment de recettes.

Plus, pour la balade vélo :
- Gare de Noville-sur-Mehaigne
Transformée en maison d’habitation, la gare située sur la ligne 142 reliant Namur et Tirlemont était aussi la gare de départ du train Zaman. La petite colonne en fonte devant le parking marquait la limite entre les installations du chemin de fer de l’Etat et de la ligne privée du train Zaman. Juste à côté, l’Hôtel de la gare comptait quelques chambres qui accueillaient notamment de nombreux représentants de commerce.

- Gare de Boneffe Première des petites gares de la ligne Zaman, elle est construite, selon des plans similaires aux autres gares et ne comportait, à l’époque, qu’un seul étage constitué d’un bâtiment des recettes et d’une remise. Plus tard, un logement sera adjoint et les bâtiments seront rehaussés d’un étage.
- Pont de Wasseiges Composé de murs en maçonnerie de briques d’origine et d’un tablier métallique qui lui date de la mise en place du vicinal lors de la reconversion de la ligne après la première guerre mondiale.
- Gare d’Ambresin Quatrième et dernière gare du tracé, elle se situe à l’endroit où la ligne de chemin de fer traversait la route pour rejoindre la sucrerie par l’arrière.

Site d’Harlue
Classé depuis 1975, au milieu d’un parc arboré, il est un splendide exemple de la trilogie architecturale classique de l’Ancien Régime, composée d’un château avec ferme, d’une église et d’un presbytère. L’Eglise Saint-Martin construite en 1774 est la seule partie accessible au public.

Abbaye Boneffe
Abbaye cistercienne fondée dans la première moitié du XIII siècle. Occupée par des femmes à l’origine, elle fût plusieurs fois détruite et reconstruite jusqu’au XVIIeme siècle. Les étangs de l’Abbaye font aujourd’hui partie du réseau écologique Natura 2000, reconnus pour ses roselières et la variété des oiseaux qui y sont présents en permanence. C’est la Fondation Roi Baudouin qui en est devenue propriétaire grâce à un don.

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