• Photo de 16,2Km Le Chêne au Gibet 28-02-2015
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Durée  5 hours 4 minutes

Coordonnées 1092

Uploaded 1 mars 2015

Recorded février 2015

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325 m
152 m
0
4,1
8,1
16,22 km

Vu 975 fois, téléchargé 32 fois

près de Moressée, Walloon (Belgique)

Belle promenade (à faire en été...) qui nous emmène en 1700 et qui nous fait penser que, même si c'est parfois difficile à notre époque, c'est bien mieux maintenant. (je pense en tout cas).
Le Chêne au Gibet (Tchinne au djilbèt) de Barvaux Le registre paroissial de Barvaux contient l’acte authentique du décès de Lambert Dehaix. Une mort peu banale. L’histoire raconte que le 8 juillet 1708, Gilles Sinsin, vénérable prêtre chapelain du château de Barvaux, après avoir chanté la messe à la chapelle castrale de Verlée et partagé un repas, s’en retournait dans la bourrasque sur son mulet. Soudain, l’éclair d’un coup de feu troua le crépuscule et l’ecclésiastique s’effondra sur sa monture. Le meurtrier dépouilla prestement sa victime et se retira dans l’obscurité des bois. Deux jours plus tard, il arriva à Liège où il vendit son butin à un receleur de l’impasse des Danseurs. C’est un éleveur, parti à la recherche d’une brebis égarée et attiré par une bagarre de corbeaux, qui découvrit le corps du malheureux chapelain déjà attaqué par les oiseaux de mauvais augure. Un quidam fut appréhendé à Huy, qui portait la pelisse (manteau garni intérieurement de fourrure) du défunt. Les enquêteurs remontèrent la filière qui les mena bientôt à Lambert Dehaix. Son procès fut bref, il avoua avoir tué le prêtre d’un coup d’escopette et dans la foulée, reconnu une quinzaine d’autres forfaits de la même eau. Voici l’acte du décès du meurtrier : « le 23 novembre de ladite année 1709, Lambert Dehaix convaincu par sa propre confession d’homicide sacrilège commis en 1708, le 8 juillet, sur la personne susdite du vénérable Maître Gilles Sinsin, prêtre et chapelain de l’illustrissime seigneur Maximilien Henri, comte d’Aspremont de Lynden, seigneur temporel de la ville de Herve et des villages de Barvaux, Buzin, Failon, etc., conformément à la sentence de messieurs les échevins de Liège, les bras et les jambes fracturés par les mains du bourreau, fut pendu (étranglé) dans une région du bois appelé vulgairement Dinville, le long du chemin allant de Liège à Sedan. Il fut enterré à cet endroit. ». Ce malheureux ne fut sans doute pas pendu au chêne mais à une potence érigée près de l’arbre. Voici donc comment, par ces pratiques barbares, le chêne patibulaire devint célèbre. Mais le temps a passé, et l’on peut désormais contempler l’ancêtre sans crainte de réveiller la danse macabre des corbeaux. Classé depuis 1979, l’arbre fut blessé par la foudre et a subi une obturation pour mettre son cœur à l’abri des intempéries. En dépit de ce suivi attentif, le vieux chêne s’affaisse peu à peu et nul héritier ne semble se dresser dans les parages.

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