Coordonnées 308

Publié 31 juillet 2019

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près de Woluwe-Saint-Pierre, Brussels-Capital Region (Belgique)

Il y a de nombreuses manières de se promener à Bruxelles. En voici une, partant de la gare du Nord pour arriver, en zigzagant, gare du Midi.
La balade passe par le superbe jardin du Botanique, diverses églises recelant quelques chefs d’œuvres flamands, et quelques autres curiosités.
On raconte que le chicon serait né exactement en même temps que la Belgique, au moment de la Révolution, en septembre 1830. A l'époque, on cultivait beaucoup la chicorée. Lorsque la révolution éclate, un paysan de Schaerbeek décide de mettre son stock de chicorée à l'abri, dans sa cave. Et pour qu'il soit bien protégé, il recouvre le tout d'une petite couche de terre. Les jours passent, les choses se calment. Et lorsque notre homme redescend dans sa cave, il découvre que ses chicorées ont produit un étrange feuillage blanc. Qu'il va donc appeler witloof - blanche feuille, si l'on traduit littéralement. Ce serait donc l'origine du chicon. Officiellement, pourtant, c'est le jardinier chef du Jardin botanique national, un cetain Frans Bresiers qui est l'inventeur du chicon. A l'époque, Schaerbeek était à la campagne et le Jardin botanique national (qui se trouve aujourd'hui à Meise) se trouvait en plein centre de Bruxelles, sur ce site qu'on appelle toujours le Botanique d'ailleurs, près de la Gare du Nord. Dans ce Jardin, on collectionnait des plantes en tous genres. Le jardinier en chef, apprenant que la chicorée produirait des feuilles blanches, va faire toute une série de tests. Il comprend assez vite que si le chicon est blanc, c'est parce qu'il a poussé dans le noir. En fait, l'absence de lumière empêche la photosynthèse. Donc sans chlorophylle, les feuilles ne sont pas vertes comme dans tous les autres végétaux, elles sont blanches. Les paysans en consomment très rapidement, mais le travail de Frans Bresiers, le travail du Jardin botanique national va consister à transformer ces pousses blanches nées du hasard (donc irrégulières) en un véritable légume. Plus gros, bien ferme, avec des feuilles bien serrées Un peu moins amer aussi. Tout ça, c'est un travail de sélection, puis la mise au point des techniques de culture, de forçage. Cela va prendre plusieurs dizaines d'années puisque les premiers witloofs apparaissent sur les marchés de Bruxelles en 1867. Witloof 'est la toute première appellation. Flamande, populaire. Chicon, c'est une appellation que l'on doit à Frans Bresiers. En fait, il reprend le nom scientifique latin de la chicorée, cichorium, et c'est à partir de là qu'il crée le mot chicon. Les Belges restent les plus gros mangeurs de chicons au monde: 8 kg par an et par habitant, paraît-il. C'est pas mal [Si les premiers chicons ont poussé à Schaerbeek, la culture s'est ensuite déplacée avec l'urbanisation. Evere a longtemps été la patrie du chicon. Puis une bonne partie du Brabant flamand. C'est toujours le cas à plusieurs endroits, notamment à Kampenhout où l'on peut d'ailleurs visiter un musée du chicon.
Le monument de Jenneval sur la Martelaarsplein commémore l'auteur de la Brabançonne. Jenneval est le pseudonyme de (Hyppolyte) Louis Alexandre Dechet (aussi : Dechez). C'était un acteur de théâtre français et il est toujours connu comme l'auteur du texte de l'hymne national belge Brabançonne. Il a été tué plus tard dans un combat contre les troupes hollandaises près de Lier.
Sur la place, vous pouvez marcher sur un certain nombre de personnes décédées pendant la Révolution belge de 1830. Les révolutionnaires ne savaient pas quoi faire des corps des morts de l'époque et décidèrent d'enterrer certains des morts sur la place. Le gouvernement provisoire décida en 1831 de transformer la place en cimetière national pour les victimes de la révolution. En 1838, un impressionnant monument avec statue et crypte fut érigé. Le nom de la place changea définitivement pour Place des Martyrs.
La cathédrale de Bruxelles, joyau gothique, possède un patrimoine impressionnant. Cela n’est pas étonnant pour l’église d’une ville à la fois capitale et lieu de résidence royale, malgré les destructions et pillages. Nous citerons, entre autres, l’exceptionnel ensemble de vitraux des XVIe et XVIIe siècles, les nombreux mausolées ainsi que les statues d’apôtres baroques. A ne pas manquer dans l'église : le tableau "Crucifixion" de Michiel Coxcie. L’influent artiste malinois du XVIe siècle, Coxcie, apprit le métier en Italie. On le compara au grand Raphaël et il devint peintre de la cour du roi Philippe II. Cette Crucifixion à l’italienne constitue, outre la finition des vitraux dont il fut aussi responsable, l’une de ses trois œuvres présentes dans la cathédrale bruxelloise, avec un retable et un triptyque doté de représentations du portement de croix et de la descente de la croix sur les panneaux latéraux.
Statue sur la place de Charles Buls était maire de Bruxelles à l'époque du roi Léopold II. Les deux hommes avaient une vision différente du développement urbain. Ils se sont lancés dans un grave conflit au sujet de l'avenir du Mont des Arts. Finalement, Buls fut vaincu et démissionna en 1899.
Le Théâtre Royal de Marionnettes Toone est un théâtre de marionnettes à Bruxelles, dans la rue Beenhouwers, à deux pas du Grasmarkt. Pendant l'occupation espagnole des Pays-Bas au XVIe siècle, tous les théâtres ont été fermés pour empêcher les acteurs de jouer des pièces satiriques dirigées contre les souverains espagnols. En conséquence, les spectacles de marionnettes sont devenus à la mode : il était plus facile de fermer les yeux sur les dialogues féroces lorsqu'ils étaient prononcés par des marionnettes inanimées. Vers 1830, Antoine "Toone" Genty ouvre un théâtre de marionnettes dans cette tradition, puis dans les Marolles. Ce divertissement populaire existe toujours et est devenu le Royal Puppet Theatre Toone. Après Genty, ses successeurs s'appelleront aussi Toone
L'église Saint-Nicolas a été reconstruite plusieurs fois au cours des siècles. La première église existait déjà au 12ème siècle. Une version gothique a été construite aux XIVe et XVe siècles. En 1695, il fut presque entièrement bombardé. Seuls la chapelle et le chœur sont restés debout. Dans la boulangerie de la Grote Markt se trouve le modèle en bois de 1715 où l'on peut voir la tour de l'église qui venait d'être conçue. L'église contient d'importants trésors artistiques, dont la Vierge à l'enfant endormi, attribuée à Rubens. Au-dessus de cette toile, un boulet de canon a été construit, rappelant le bombardement de 1695 par les Français. Ce bombardement a presque détruit tout le centre-ville.
A Saint-Gery, nous arrivons à l'endroit où tout a commencé pour Bruxelles, il y a environ 1.000 ans. S'il y avait d'abord une chapelle puis une église, un marché couvert fut construit en 1881.
L’église baroque Notre-Dame-de-Bon-Secours est située dans un quartier où se trouvait jadis une maison d’hôtes réservée aux pèlerins de Saint-Jacques-de-Compostelle. Une statue miraculeuse de la Vierge Marie est vénérée ici depuis 1625. La nef raccourcie de l’église se connecte à une structure ronde sous un dôme hexagonal. L’emblème du gouverneur Charles-Alexandre de Lorraine est affiché au-dessus de la porte. En entrant, on distingue les vases d’eau bénite en marbre blanc du XVIIIe siècle, ornés de têtes d’anges de l’artiste flamand Gabriël Grupello (1644-1734). Oeuvre des Maîtres flamands in Situ : Le maître-autel, composé en partie de marbre et en partie de bois peint, date de 1705. Il fut réalisé d’après un dessin du sculpteur anversois Jan Pieter van Baurscheit de Oude (1663-1728). Des deux côtés, des médaillons ornés du sculpteur bruxellois Gilles-Lambert Godecharle (1750-1835) ornent l’ensemble. Ils représentent Joachim et sainte Anne, les parents de Marie.
Depuis la Seconde Guerre mondiale, la place Rouppe est le berceau de nombreuses organisations de gauche, syndicats, organisations laïques et groupes communistes. Le nom du café-restaurant Le Saint d'Hic y fait référence avec un jeu de mots typiquement français ("syndic"). Vous pouvez y déjeuner à un prix démocratique, parfois en présence d'un certain nombre de dirigeants du PS ou du PS.
L’église Notre-Dame de la Chapelle, principale église d’une paroisse peuplée de nombreux peintres et tapissiers, renferme des peintures de valeur et, entre autres, de belles statues d’apôtres. Au XVIIe siècle, ce lieu de culte était même l’heureux propriétaire de trois tableaux de Peter Paul Rubens (1577-1640) et de son atelier. Oeuvre flamande à ne pas manquer : : "Jésus remettant les clés à saint Pierre" (Copie d’un tableau de Rubens). Cette œuvre fut peinte par le maître Rubens en personne vers 1613-1615, à la demande de son ami et collègue Jan Brueghel de Oude, pour décorer la pierre commémorative de ses parents, Pieter Bruegel de Oude et Maria Coecke van Aelst. Elle fut vendue en 1765 et remplacée par une copie aux frais de l’acheteur. On peut encore admirer la copie dans l’église. 38 m
L'église Notre-Dame des Victoires au Sablon Une légende sur une statue délaissée de la Vierge, déplacée miraculeusement d’Anvers jusqu’ici, a donné sa renommée à cette église sans clocher du XVe siècle. Elle fut érigée à l’initiative des arbalétriers. C’est ci que Marie de Hongrie, sœur de Charles Quint, fut baptisée en 1505. Cette église était aussi le lieu de prière favori de Marguerite d’Autriche, gouverneur des Pays-Bas. Oeuvre flamande majeure dans l'église : "La Vierge à l’Enfant" par Abraham Janssens. Le peintre anversois Abraham Janssens était un contemporain et un concurrent de Rubens. Cette œuvre ne lui a été attribuée que récemment. Il s’agit d’une tendre représentation de Marie et de l’enfant, avec le cousin plus âgé de Jésus, Jean. Notez le regard triste et timide de la Vierge et l’attitude enjouée et vivante de l’enfant. Le dépouillement, la vivacité et les jeux de lumière nous rappellent le peintre révolutionnaire italien Caravaggio. Janssens séjournait à Rome lorsqu’il y était actif.
Une passerelle avecx ascenseur permet de relier la place Poelaert au quartier des Marolles
Le Square Bruegelest le résultat d'une bombe V2 qui a atterri ici à la fin de la 2ème guerre mondiale.
La corne monumentale à l'intersection de la Stalingradlaan et de la Zuidlaan. De nombreuses manifestations sociales et politiques commencent ici. L'œuvre est de l'artiste espagnol Emilio López-Menchero. C'est un hommage à tous les émigrants. Pasionaria a été fondée ici en 2006 pour commémorer 40 ans de présence marocaine. La corne géante symbolise le porte-parole de la liberté d'expression. C'est aussi un clin d'œil à la politicienne espagnole Dolores Ibárruri. Ce leader communiste s'appelait " La Pasionaria " en raison des discours passionnés qu'elle a prononcés pendant la guerre civile espagnole.
Tour des Finances (ou du Midi). Avec une hauteur de 150 mètres, le Zuidertoren est le bâtiment le plus haut de Belgique. La construction est complexe, audacieuse et unique au monde. La tour se dresse sur une base plus étroite que la tour actuelle et qui s'élève jusqu'à 150 mètres comme un tronc autour duquel la tour est suspendue. En bas de la tour, la fontaine de Jacques Moeschal. Il vaut mieux ne pas boire à l'eau de la fontaine de l'artiste Jacques Moeschal ! L'eau qui coule le long de cette fontaine est l'eau de refroidissement des aircos des Zuidertoren. Une idée créative pour combiner ainsi fonctionnalité et art. Pensez-y à deux fois si vous voulez vous rafraîchir dans l'étang de la fontaine. Vous nageriez dans le souffle coulant des centaines de fonctionnaires qui travaillent ici dans les Zuidertoren.
Si vous devez revenir à votre point de départ (gare du Nord), des trams et trains vous y emmènent en permanence depuis la gare du Midi.

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