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près de Carignan-de-Bordeaux, Aquitaine (France)

Grand circuit sur les chemins de Carignan. Vous partirez vers l'ouest de la commune, de vallons en vallons par des chemins calmes et ombragés, jusqu'au lavoir et la source de Bonnefond. Vous remonterez les coteaux pour contourner le château Malherbes sur la commune de Latresne. Arrivé au moulin à vent de Sonney, vous serez de nouveau sur le territoire de Carignan. Vous n'aurez plus qu'à rejoindre le bourg par l'ancienne route de Latresne.

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Croix en fer datant du 19e siècle située au milieu d'un petit espace arboré, la place de la Bohème.

Cette croix représente les instruments de la Passion: en l'occurrence la croix elle-même, les lances des gardes romains ayant gardé Jésus Christ pendant sa crucifixion, et la couronne d'épine portée par Jésus pendant son supplice.
Ancien domaine appelé au XVe siècle "Mayne de Douat", puis "Claret" à partir du XVIIe siècle, du nom de ses tenanciers.

Si la propriété est complètement entourée de nos jours de constructions modernes, en 1826 par exemple elle faisait 14 hectares!
Quand vous vous engagez dans l'allée de Roquey, vous ne pouvez qu'être frappé par la singularité du lieu: vue imprenable sur le plateau landais et les alentours immédiats, protection efficace par les pentes naturelles de la colinne; ce lieu a du très tôt être l'objet de convoitise et notamment à l'époque gallo-romaine.

Les bâtiments actuels ne datent que du 18e et 19e siècles (demeure principale, logement de domestiques, chai, cuvier, remise), mais ont remplacé des constructions qui dataient du moyen-âge.
Vieux domaine trouvant ses origines au moins au XVe siècle, alors fief de la chapellerie de Saint-Seurin.

Les bâtiments actuels datent du 18e siècle, et la partie centrale fut exhaussée d'un niveau dans la deuxième moitié 19e siècle. De nombreuses transformations furent également effectuées au 20e siècle, notamment pour transformer la façade.

Une légende locale raconte une vente du domaine pour le moins originale:

"Un seigneur habitant Labat partit précipitamment et émigra à l'étranger. Quand le calme fut revenu, il revint au château et demanda au nouvel occupant si celui-ci était à vendre et lui proposa une somme importante. De ce fait, l'accord se fit rapidement. Le nouvel arrivant posa cependant une condition à la vente. Il voulut que celle-ci se fasse dans une pièce bien précise. Son interlocuteur quoique étonné accepta. Fait comme dit, le jour venu il arriva accompagné de son notaire et l'acte fut signé dans la pièce demandée. Il insista pour payer comptant ce qui n'était pas d'usage à l'époque. Pour cela, muni d'une barre de fer qu'il avait apportée avec lui, il descella la plaque de la cheminée et un trou béant apparu. Il y avait là une cassette remplie de pièces d'or, avec lesquelles il paya sur-le-champ devant l'assistance ébahie."
La Peyrine est assurément un des plus vieux hameaux de la commune grâce à son exposition au midi et aussi au terrain propice à la culture de la vigne. Une hache de pierre, des fragments de tuiles romaines et autres vestiges anciens révèlent que ce village était habité depuis fort longtemps.

L'ancienne route de Bordeaux à Carignan passait par la Peyrine en empruntant le chemin éponyme qui monte peu après le virage du Grand Arnaud vers le hameau. Si ce chemin est aujourd'hui oublié par la plupart des carignanais, à l'époque c'était la route la plus empruntée (avec le chemin de Vignac) pour aller au bourg!
Le village de cuchet est un petit hameau ou écart possédant des maisons et des fermes des 18e, 19e et 20e siècles.

Il est situé au carrefour de routes locales sur le sommet d'un coteau, composé de quelques vieilles maisons et fermes. Il est prolongé à l'ouest par les hameaux de Vignac et de Montfavet et le domaine du Grand Arnaud au bout du plateau.

Au moyen-âge ce domaine faisait partie de la seigneurie de Macanan, mais il en fut dissocié à partir de 1504 suite à des ventes.

En 1546, le seigneur de Talence qui l'avait acquit le donna à ferme à Arnaud Labeyrie dit "le Grand Arnaud", d'où le nom actuel du domaine qui a perduré depuis cette époque.

Le bâtiment actuel date du 18e siècle. En 1870, le propriétaire fit agrandir la maison de maître en lui accolant un petit pavillon côté nord, et en améliorant tous les autres bâtiments.

Victor Tandonnet, le propriétaire, prospéra notamment en vendant des armes maritimes, ce qui explique pourquoi l'on a retrouvé il y a quelques années un canon dans le parc.

Autrefois, tout le domaine était planté en vignes jusqu'en bas des coteaux, mais à partir des années 50 les terres furent vendues petit à petit. Le lieu-dit Fontenille est maintenant occupé par l’usine Ginestet, le vignoble a été remplacé par le lotissement du Grand Arnaud, et une partie des bâtiments a été revendue pour en faire la maison de retraite « Les Mûriers ».

Joli petit lavoir et sa source au creux d'un vallon séparant la commune de Carignan-de-Bordeaux et Latresne.

Le nom "Bonnefond" vient de "Bonne Fontaine", indiquant que l'eau était de bonne qualité ou que le débit de la source était abondant.

Les habitants des hameaux alentours venaient ainsi rincer leur linge à cette fontaine et chercher de l'eau potable.
Ancienne ferme implantée sur une hauteur, comprenant maison de maître et remise, datant de la limite entre le 18e siècle / 19e siècle.
Situé au milieu des bois, le château de Canteloup domine avec une très belle vue la vallée de la Pimpine. Le domaine est cité pour la première fois dans les documents en 1273. A cette époque les premiers seigneurs de Canteloup possédaient une très grande partie de la commune.

Le toponyme "Canteloup" désigne le lieu où l'on entend chanter, ou plutôt hurler, le loup ou la louve. Les premiers seigneurs devaient effectivement y chasser le loup.

Bien que les origines du château remontent donc au XIIIe siècle, les parties les plus anciennes du bâtiment actuel ne semblent pas antérieures au XVIe siècle. D'importants travaux de restauration au XIXe siècle lui donnèrent l'aspect actuel.

Canteloup est une propriété privée, et il est bien compliqué d'apercevoir le château. Du bas de la vallée, vous n'apercevrez que les bâtiments modernes, mais en ruine, du projet avorté de maison de retraite accolée au château...
Le moulin de Sonney, le seul des trois moulins à vent de Carignan à avoir survécu, tient toujours debout sur sa plateforme artificielle, au point le plus haut des alentours. Le linteau de la porte du moulin indique la date de 1752. Il ne reste que la tour en moellon, tout le reste à disparu (toit, mécanisme, boiseries).

Le lieu n'est pas anodin, et le moulin ne fait que perdurer une tradition d'occupation du site qui date depuis des siècles. Une villa gallo-romaine a été retrouvée lors de la construction du lotissement de Sonney. Le château de Canteloup, qui domine la vallée de la Pimpine, n'est à quelques centaines de mètres et le chemin pour y aller part du moulin. Un autre chemin important qui descendait dans la vallée part également du moulin. Le passage que l'on peut voir entre les maisons quand on a le moulin dans le dos, en garde le souvenir.

La cabane de vignes faisait partie intégrante du travail de la terre. Elle était construite par le vigneron avec grand soin car son rôle était précieux, et ce pour toutes les étapes de l’élaboration du vin. Elle accueillait les travailleurs, mais aussi parfois les enfants qui accompagnaient les familles durant les travaux de la vigne qui en faisaient alors leur terrain de jeu favori.

Cette petite cabane de vigneron est une des seules encore debout sur le territoire de Carignan. Elle était équipée d'une élégante cheminée encore visible à l'intérieur.
Situé sur un plateau relativement élevé, ce domaine s'appelait à l'origine (XIIIe siècle) "Puch de Canteloup", en liaison avec le château Canteloup situé à 1km au sud-est. En 1489, il s'appelle déjà Beaugey, sans doute en l'honneur d'un précédent propriétaire, et est alors décrit comme un bourdieu entouré de fossés. A l'époque tout le vallon de calonne et le versant sud de Vignac appartenaient au château Beaugey. Le tout était planté en vignes. A la fin du XIXe siècle par exemple on y produisait 400 hectolitres de vin rouge par an. Mais à petit à petit, les vignes diminuèrent si bien que l'on ne vinifia plus que dans les chais et cuviers du château, et non plus au domaine de Calonge, appelé alors "Tour de Calonge", qui se situait à peu près au 10 chemin de Calonne actuel. Le château Beaugey que nous voyons aujourd'hui date du 1er quart du 16e siècle (le contrat pour la couverture date de 1525). Le château fut modifié dans la 2e moitié du XIXe siècle par la suppression de la tour d'escalier et la mise en place d'un escalier monumental intérieur.
Le domaine de Sabatey appartenait à l'origine au château de Canteloup. Au début du XVIe siècle sa surface était de 84 hectares et comprenait même la métairie de "La Louga" au nord de la commune, et celle de "Cueille" au sud.

Au fil des siècles et des ventes successives, le domaine perdit de sa surface, pour tomber à 12 hectares en 1918.

Aujourd'hui le domaine se présente comme un ensemble de bâtiments (chai, cuvier, pigeonnier, remise, jardin, ancien logement de domestiques) datant principalement de la 1ere moitié du 18e siècle.

A noter que l'ancienne route allant de Carignan à Lignan, puis à Créon, passait directement sur le domaine, dans le prolongement du chemin du Lens à travers les champs, jusqu'au niveau de l'allée des tilleuls (chemin qui remonte au château Léon depuis la route de Lignan). Cette route s'appelait alors chemin de Caminas, et était la seule pour aller dans cette direction.

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