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17,88 km

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près de Eauchaudes, Provence-Alpes-Côte d'Azur (France)

A Trip exported from GARMIN Dakota 20
Praticable du printemps à l’automne, voilà une balade qui a du caractère ! Du lac des Eaux Chaudes, qui s’atteint depuis La Javie par une petite route où croiser un autre véhicule nécessite réflexion, la randonnée conduit jusqu’à l’alpage où se niche le refuge de l’Estrop, alpage paradis des marmottes durant l’été et des chamois.
Alors que la température était négative, la première heure de marche s’est avérée fastidieuse, sur une piste empierrée et dans l’ombre, le secteur ne devant pas prendre le soleil avant la fin de journée et encore, durant peu de temps.
En remontant le cours supérieur de la Bléone, s’aperçoivent des vasques bouillonnantes, des chutes d’eau de part et d’autre du vallon, particulièrement encaissé et dominé au nord-ouest par une immense façade minérale où nous avons aperçu des chamois, une mère et son petit.
Le sentier franchit le ravin des Eaux Grosses, poursuit en traversée et en sous-bois. À la sortie de celui-ci, il s’élève plus sérieusement, tantôt à flanc, tantôt en courts lacets pour arriver au Pas de Piche que l’on franchit par une vire sécurisée par une main courante.
Plus haut, alors que le sentier dominant le torrent, s’insinue dans des pentes parsemées de mélèzes dont les aiguilles jonchaient le sol, nous avons atteint la splendide cascade de la Piche qui tombe d’un lac bleu indigo.
Après avoir traversé l’alpage et franchi une nouvelle fois la Bléone – qui n’est plus ici qu’un mince ruisseau courant au fond d’une faille - nous avons atteint le refuge de l’Estrop (2'050 m) après plus de trois heures de marche.
L’endroit est magique, en été parait-il, lorsque le refuge est gardé, le pastis n'a plus le même goût, où on peut manger en terrasse face aux montagnes en blaguant avec les gardiens.
Mais ce jour nous étions seuls pour admirer un cadre splendide renforcé par les couleurs de l’automne et aussi par un blanc manteau de neige sur les pentes nord du pic des Mées de l’Estrop (2'502 m).
Le montagnard que je suis aurait aimé aller à la Tête de l’Estrop, 920 m plus haut, mais il aurait fallu passer la nuit au refuge et donc apporter duvet et de quoi nous restaurer sans compter que la neige et un vent plus que soutenu nous auraient peut-être empêché d’atteindre le sommet.
Pique-nique sur la terrasse du refuge avant d’entamer la descente.
En retraversant l’alpage, une merveilleuse rencontre nous a été donnée, celle avec neuf chamois paissant tranquillement à moins de 40 m de nous. Ils nous ont observés avant qu’un jeune donne le signal de prendre le large… Un pur bonheur !
La descente s’est avérée longue, très longue et c’est pour le moins fourbus que nous avons retrouvé notre véhicule.
Christian
http://parcourir-le-monde.com

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