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Uploaded 1 mars 2019

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près de Tournai, Wallonia (Belgique)

Balade dans le centre ville et visite des principaux monuments et musées.

Départ à l'angle de l'avenue De Gaule et boulevard Léopold.
De style gothique, elle fait partie du patrimoine majeur de Wallonie et témoigne parfaitement des caractéristiques de l'architecture tournaisienne. Le long de la route suivie au Moyen Age par les pèlerins de Flandre en marche vers Saint-Jacques de Compostelle se dresse, comme dans de nombreuses villes de cette époque, une église dédiée à l'apôtre Saint-Jacques. Son vaste avant-corps pourrait avoir été conçu pour héberger des pèlerins la nuit. Au 13e siècle cette église était englobée dans la grande enceinte urbaine. La tour du début 13e siècle coiffe une nef construite vers 1215 qui a conservé sa charpente primitive. Le choeur actuel a été commencé en 1368. La lumière qui l'illumine passe au travers de vitraux du 19e siècle. Les piliers cylindriques sont ornés de chapiteaux qui reçoivent une belle décoration végétale. Les murs et les voûtes des chapelles érigées de chaque côté du choeur sont décorés de peintures murales. Sur celles du sud figurent notamment de beaux anges musiciens. L'édifice abrite un exceptionnel aigle-lutrin en cuivre daté de 1411. Entre 2009 et 2012, l’église Saint-Jacques a fait l’objet d’une vaste restauration. A voir : Peintures murales (retouchées) représentant un "Concert d'Anges" (1405) Statue assise de Notre-Dame de Tongres en bois polychrome Aigle-lutrin en cuivre (1411) Très belles orfèvreries Nombreuses pierres tombales sous la tour-porche
Issu du démantèlement des ouvrages fortifiés qui formaient la défense de la ville sous l’Ancien Régime, le square de la Reine est créé en 1872 sur l’emplacement qu’occupaient des remparts, des fossés et bastions qui défendaient l’ancienne porte des "Sept Fontaines". Il est constitué en majeure partie d’une pièce d’eau située à peu près au même niveau que l’Escaut, tout proche. Le parc a subi de plein fouet le violent orage de mai 2009 qui fut fatal à de vénérables arbres. L’espace libéré a été planté de mahonias, hortensias et hibiscus, espèces fleuries qui rencontrent le souhait des Tournaisiens. Vous admirerez un noyer noir (Juglans nigra), le plus gros du pays, des cyprès chauves (Taxodium distichum), de splendides hêtres pourpres (Fagus sylvatica "Atropurpurea") et bien d’autres variétés.
Le Pont des Trous est l'un des plus prestigieux vestiges de l'architecture militaire médiévale de notre pays. Il faisait partie de la seconde enceinte communale, percée de 18 portes, et défendait le cours de l'Escaut dans sa traversée de la ville. Il est l’un des trois seuls ponts militaires fluviaux existant encore dans le monde. Erigé à la fin du 13ème siècle, sa construction dura environ 50 ans : la tour de la rive gauche (tour du Bourdiel) date de 1281, la tour rive droite (tour de la Thieulerie) date de 1304 et il fallut encore 25 ans pour élever les arches. D’imposantes grilles pouvaient à tout moment barrer le passage. Vingt-cinq ans furent encore nécessaires pour achever les arches. Les tours sont plates du côté de la ville et arrondies vers la campagne. La courtine est percée de baies et d'archères. Le Pont des Trous connut diverses vicissitudes, notamment en 1340, lors de l’attaque de la Cité par les Flamands et les Anglais, conduits par Edouard III, roi d'Angleterre. En 1948, après les affres de la guerre et le dynamitage de son arche centrale, la porte d’eau est rehaussée de 2m40 pour rétablir et faciliter la navigation fluviale. 18 m
Barthélemy Charles Joseph Dumortier (parfois Du Mortier1), né le 3 avril 1797 à Tournai et mort le 9 juin 1878 (à 81 ans) dans cette même ville, est un homme politique et parallèlement un botaniste-naturaliste belge.
Seule maison en bois de Tournai
Vestige des anciens remparts de la ville. La première enceinte (fin du 12e siècle) Tournai, ville prospère au 11e siècle, connaît un accroissement très important de sa population qui entrainera la construction de la première enceinte communale dans la seconde moitié du 11e siècle pour la rive gauche et durant le 12 e siècle pour la rive droite. Elle sera régulièrement améliorée ou restaurée. Son tracé est relativement connu. Elle s'étend sur 2,72 km et couvre une surface de 47 ha. La seconde enceinte communale (13e siècle, début du 14e siècle) Vers le milieu du 13e siècle, la cité se protège avec une enceinte qui englobe l'ensemble des quartiers que nous connaissons encore de nos jours. Son tracé correspond à peu près à celui des boulevards. Surtout, elle s'adapte aux évolutions de l'art de la guerre et à un armement plus perfectionné et destructeur. Longue de 5,15 km, elle protège une superficie de 185 ha. De vastes zones non bâties permettent en ses murs d'être mise en culture afin d'assurer les besoins alimentaires lors des sièges. Avec ses 18 portes, dont deux portes d'eau qui verrouillent l'accès de la ville par le fleuve : les Arcs des Chauffours (disparue) en amont et le Pont des Trous en aval, Tournai est une ville fortifié d’importance. Dès la première moitié de 14e siècle, huit portes sont bouchées pour des raisons d'économies et de sécurité. A partir de 1527, les Espagnols la renforce, restaure et y ajoutent des boulevards, puis des demi-lunes pour en améliorer l'efficacité.
La construction de la base de la tour et du chœur, débutée au 12e siècle, appartient à la période de transition entre le roman et le gothique. La nef gothique, terminée avant 1213, est intéressante par ses colonnes à chapiteaux tournaisiens qui sont considérés comme les premiers de la vallée de l'Escaut. Des deux tours initialement prévues, seule celle du sud a été achevée. Deux chapelles se sont ajoutées au bâtiment primitif, à la fin du 15e siècle. L'église renferme de belles boiseries Louis XIV et de nombreux ex-voto. L'Eglise Saint-Nicolas a fait l'objet d'une excellente restauration en 1982. Elle sert aujourd'hui de lieu d'expositions et devrait être réaffectée pour le culte orthodoxe.
Tour Henri VIII, dite tour des Anglais ou Grosse Tour L’occupation de la ville en 1513 par les Anglais sera suivie de marques d’hostilité croissantes émanant de la population de la ville. Celles-ci ont incité le gouverneur militaire (Edward Poyning) à prendre en 1515 la décision de construire un château (citadelle) sur la rive droite de l’Escaut. A cet effet, on sépara le secteur nord emmuré de Tournai du reste de l’enceinte, au moyen d’un fossé et d’une muraille joignant l’Escaut à cette enceinte passant par la rue Joseph Hoyois et la place Verte actuelle. Une petite forteresse existait ainsi dans la grande. La nouvelle enceinte enfermait l’église Saint-Nicolas, l’hôpital Saint-André, la Maison du roi et de la monnaie. Dès lors, ce quartier devint le quartier du "Château", ce qui est encore le cas aujourd’hui. La tour subsistante devait servir de donjon à la nouvelle forteresse. Construite en grès, cette tour a deux étages. Le premier, dont le sol est au niveau du terre-plein du rempart, forme une belle salle ronde de 13,50 m de diamètre, recouverte d’une voûte fortifiée par des nervures carrées. Un escalier, ménagé dans l’épaisseur d’une muraille de 6,95m d’épaisseur, mène à une salle semblable à la première mais qui ne dispose pas de nervures. Au centre de chaque voûte, deux ouvertures circulaires laissent pénétrer un jour faible. On monte à la terrasse par des degrés établis dans l’épaisseur de la muraille. Un parapet, à hauteur de poitrine, règne autour de cette terrasse. La hauteur totale de l’édifice, prise du fossé, est de 21 m. La tour fut restaurée en 1854 sans qu'il lui fut restitué sa couverture ni les armes d’Angleterre qu’on y voyait jadis. Aujourd’hui, elle est en cours de restauration.
Aux numéros 5, 10 et 12
Toch wel even goed om stil te staan bij deze gevels die dateren van de 12de eeuw. Het zijn unieke exemplaren uit die periode. Je moet eens kijken naar de zuiltjes die voor de ramen zijn geplaatst. Ook loopt eronder en boven een horizontale verbinding uit natuursteen. Wat verder rechts in die straat heb je een gotisch landhuis uit de 15de eeuw
Située à proximité de l'Escaut et des maisons romanes, l’église Saint-Brice est dédiée au saint du même nom, évêque de Tours, un des saints patrons de la Gaule mérovingienne. Le choeur (13e siècle et prolongé au 14e siècle) se compose de trois nefs d'égale hauteur. Il s'agit d'un des premiers exemples de ce type de construction que l'on dénomme "hallekerke", premier exemple d'une formule architecturale qui connaîtra beaucoup de succès dans la Flandre maritime. La tour actuelle servit jadis de beffroi pour la rive droite de l'Escaut. Les archéologues ont mis en évidence, sous le choeur central, une crypte romane du 12e siècle.
La Cathédrale Notre-Dame est un joyau de l’architecture médiévale inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO en 2000. Ses dimensions impressionnantes (134 m de long pour 66 m de large), son alliance harmonieuse des styles roman et gothique et son audace architecturale en font une référence parmi les monuments religieux de l’Occident. Cet immense vaisseau gris qui domine la ville de ses cinq clochers subit malheureusement les outrages du temps. Depuis 2006, un vaste chantier de restauration est à l’œuvre : stabilisation du chœur gothique, remplacement des toitures, nettoyage des murs en pierre, restauration des vitraux... Le chantier limite amplement la visibilité et l’accès au bâtiment : le transept et le chœur gothique sont inaccessibles, et à l’extérieur, des échafaudages masquent les tours de l’édifice. L’exposition "Visible, invisible, la cathédrale illustrée. 100 mètres d’histoire(s)" à découvrir sur La Palissade tout autour de l’édifice révèle ce qui est masqué grâce à des images exceptionnelles. Elle présente la cathédrale Notre-Dame, son histoire, son rôle dans la ville, son architecture, ses trésors, et le chantier de restauration. Horaires et tarifs d'accès à la Cathédrale Du 1er novembre au 31 mars : du lundi au dimanche de 9h à 12h et de 14h à 17h. Du 1er avril au 31 octobre : du lundi au vendredi de 9h à 18h. Les samedi, dimanche et jours fériés de 9h à 12h et de 13h à 18h. Tarif d'accès : gratuit.
Le Beffroi de Tournai est le plus ancien de Belgique (XIIe siècle). Inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO, il domine la Grand-Place du haut de ses 72 m. La montée de ses 257 marches vous fera découvrir les salles occupées par le spectacle multimédia, les expositions didactiques, le cachot, la chambre du carillonneur et le carillon qui tinte à travers la ville tous les dimanches en période estivale (vers 15h30). Le beffroi de Tournai symbolise les libertés communales. Sa cloche, la Bancloque, avertissait la population des procès et exécutions, invasions, incendies,... Le beffroi servit de tour de guet, prison, clocher et Hôtel de ville. Le sommet offre le plus beau panorama de Tournai et de ses alentours. L'histoire du plus ancien beffroi de Belgique commence en 1188 Le roi de France, Philippe Auguste, voulant s'assurer un allié pour combattre le Comte de Flandre, octroie en 1188 aux Tournaisiens une charte accordant notamment le ''droit de cloche''. Une des conditions de cette charte veut que la cloche, jusqu'alors privilège du clergé et de la noblesse, doit être abritée dans un ''lieu convenable''. Il est ainsi décidé de construire un beffroi, lequel deviendra le symbole des libertés communales. Dès 1294, le beffroi, dont la hauteur à l'origine n'excédait pas 30 mètres, est rehaussé. La raison en est simple : avec la construction du choeur gothique de la cathédrale, située juste à proximité, il faut permettre au guetteur de voir au-delà de l'édifice religieux, et à notre beffroi de continuer à exercer son rôle de tour de guet et de protecteur de la cité (approche de l'ennemi, incendies,...). Entre 1392 et 1400, suite à l'incendie qui le ravage en 1391, le beffroi fait l'objet de réparations. De nouvelles cloches sont fondues et jouent un rôle primordial car elles ont une fonction de ''communication''. Ce n'est qu'en 1535 que les Magistrats de la Ville doteront le beffroi d'un carillon. De nouveaux décors apparaissent : dragon, sirènes, tritons et bannières. Signalons qu'à côté de ce rôle civil, le beffroi aura également un rôle judiciaire en étant une prison ''communale''. Son aspect changera peu au cours des siècles suivants. Toutefois, en 1844, la Ville décide de le restaurer. Bruno Renard, l'architecte chargé des travaux, n'hésite pas à modifier l' aspect du beffroi pour le rendre plus conforme à sa vision de l'architecture gothique. En 1948, les ''hurlus'', les statues qui surmontent les quatre tourelles d'angle et qui représentaient le canonnier, le joueur à glaive, l'arbalétrier et l'archer, sont remplacées par quatre nouvelles statues de modèle identique sculptées par Stella Laurent et représentant un communier (bourgeois d’une commune). En 1992, le beffroi ferme ses portes pour une nouvelle campagne de restauration... pour être de nouveau accessible au public en 2002. Le carillon a, quant à lui, été restauré en 2004. HORAIRES Horaires d’hiver De novembre à mars de 10h à 12h et de 14h à 17h (ancien horaire valable jusqu'au 31 mars 2015). De novembre à mars de 9h30 à 12h et de 14h à 17h (nouvel horaire valable à partir du 1er novembre 2015). Le beffroi est fermé le lundi et le dimanche matin. Horaires d’été D'avril à octobre de 9h30 à 12h30 et de 13h30 à 17h30. Le beffroi est fermé le lundi. Attention : la caisse ferme trois quarts d'heure avant l'heure de fermeture du beffroi mais reste accessible au public pour fournir d'éventuelles informations.
Le Musée des Beaux-Arts de Tournai est un ensemble patrimonial exceptionnel, à la fois par son architecture et par l’importance de ses collections artistiques. Œuvres majeures des collections du musée Le Musée des Beaux-Arts possède la collection d’œuvres d’art moderne du mécène bruxellois Henri Van Cutsem et les deux seules œuvres de Manet exposées en Belgique. Les peintures et sculptures exposées vont des primitifs flamands (Campin, de la Pasture ou Van der Weyden, Bruegel...) aux artistes contemporains. Les 17ème et 18ème siècles sont représentés par Rubens, Jordaens, Snyders, Watteau... Du côté des impressionnistes, admirez les œuvres de Manet, Monet, Seurat, Van Gogh. Une place importante est laissée aux artistes belges (Ensor, Claus, de Braekeleer...) et aux artistes tournaisiens (Rogier de la Pasture, Gallait, Pion, Dumoulin...). Le seul musée conçu par Victor Horta (1908-1928) Seul musée jamais conçu en tant que tel par l’architecte Victor Horta (1907-1928), le bâtiment, de plan fort original en forme de "tortue", offre un exemple intéressant de transition entre l’art nouveau et le modernisme d’inspiration "Art déco". Par sa précocité chronologique (inauguré en 1928, ses premiers projets remontent toutefois à 1907), il constitue sans doute l’un des tout premiers prototypes de musée "moderne" à l’échelon international. Référencé sur le Guide artistique
Dans l’ambiance intimiste et feutrée des 23 salles d’exposition (1100 m²), le musée, blotti dans un immeuble du XVIIème siècle, recrée la vie d’autrefois à Tournai et dans sa campagne entre 1800 et 1950. Un musée de la vie quotidienne Authentique leçon de choses, le musée évoque tout ce qui touche à la vie de chacun dès sa naissance : baptême, école, communion, profession (sabotier, balotil, tonnelier, bourrelier, scieur de long, forgeron…), milice, mariage… C’est aussi l’évocation de la vie quotidienne avec ses nombreux objets domestiques, un large éventail de la mode d’antan, une multitude de sociétés avec notamment une salle consacrée à la Royale Compagnie du Cabaret Wallon Tournaisien, les industries d’art (porcelaine, tapis, étains, imprimerie…). Ce sont les usages calendaires et les fêtes avec le Carnaval, les cortèges folkloriques… Ce sont les jeux avec notamment un très beau jeu de fer à découvrir dans l’estaminet. Facsimilé du plan relief commandé par Louis XIV Et pour savoir à quoi ressemblait Tournai à l’époque de Louis XIV, rendez vous au dernier étage pour y découvrir le grand plan en relief.
Située à une extrémité de la Grand-Place, son origine est sans doute liée au vaste cimetière gallo-romain qui s'étendait sur le site de la Grand-Place et d'un quartier voisin. Sa nef remonte à la fin du 12e siècle. Deux chapelles circulaires, dont une qui abrite le tombeau de Jacques Castaigne (1327), sont logées dans les angles formés par la nef et le transept. Le transept et le choeur, voûtés d'ogives, appartiennent à la transition entre le roman et le gothique. La tour centrale date également du 13e siècle. Elle est décorée intérieurement d'un double triforium. Le choeur, fermé d'une clôture de marbre du 17e siècle, fut entouré d'un déambulatoire et de plusieurs chapelles en 1464.
Fort Rouge (tour d'enceinte du 12e siècle) Le Fort Rouge, tour d’enceinte du 12e siècle, dont le nom trouve vraisemblablement son origine dans la couleur des tuiles qui le recouvraient, est un des vestiges du passé militaire de Tournai. Bien que classé en 1972 par Arrêté Royal, le Fort Rouge est resté à l'abandon avant que la Ville de Tournai n’intègre sa rénovation dans celle du ''site des XII Césars''. Les travaux de mise en valeur de ce vestige médiéval ont permis aux archéologues de la Région Wallonne d'approfondir leur connaissance sur cette tour mal connue. Tour d'angle défensive, le Fort Rouge faisait partie de la première enceinte communale, structure remontant au 11e siècle. Les fouilles soulèvent de nombreuses questions et de nouvelles hypothèses apparaissent sur son origine. Une nouvelle approche En dégageant le mur d'enceinte (campagne de fouilles de 1998), les ruines d'une tour plus ancienne ont été mises au jour. Ces découvertes montrent que le Fort Rouge faisait donc bien partie de la première enceinte communale. Cependant, il semble constituer une phase de réaménagement final sur cette fortification. Les fouilles archéologiques combinées à une étude historique démontrent que cette fortification n’a pu être érigée avant la fin du 12e siècle. C'est sous l'impulsion du roi de France, Philippe II Auguste, que cette construction a été réalisée. Les recherches récentes montrent de plus en plus qu'il n'y a pas eu d'enceinte construite au 11e siècle et que le tracé cité pour l'enceinte dite épiscopale est un mixte de celle de l'époque romaine avec la première enceinte communale. La tour du Cygne fait partie de la première enceinte communale et démontre tout comme la tour Saint-Georges et le Fort Rouge, l'existence d'une tour quadrangulaire précédant la tour circulaire. Les substructures du site des Dominicains ont livré les mêmes constatations. Le Fort Rouge remplace une tour trapézoïdale, actuellement visible sous l'escalier métallique. Durant la première moitié du 13e siècle, la Ville de Tournai subit plusieurs assauts ce qui nécessite des réaménagements sur le mur d'enceinte allant jusqu’à l'ajout du Fort Rouge. Cette tour présente toutes les caractéristiques d'une tour défensive du 13e siècle par ses types d'archères, son chemin de ronde. Comme la première enceinte communale est très vite abandonnée au profit de la deuxième enceinte communale, elle ne subira pas de modifications liées à l'arrivée des armes à feu. C'est ce qui en fait la particularité du Fort Rouge et son excellent état de conservation primitif. La restauration qui y a été menée a bien respecté ses attributs propres au 13e siècle. Vestige oublié Dès le 14e siècle, le Fort Rouge cesse d’être un ouvrage défensif et se voit attribuer d’autres fonctions… Après la seconde guerre mondiale, il sombre dans l’oubli et doit subir les assauts de la nature désireuse de reprendre ses droits. A la fois si près de la Grand-Place et tellement méconnu et ignoré, cela ne pouvait durer. La Ville de Tournai a décidé de mettre en valeur ce patrimoine en rénovant le Fort Rouge et en aménageant ses alentours. Du Fort Rouge au site des XII Césars A nouvelle mise en valeur, nouveau nom… l’on parle maintenant de l’îlot des XII Césars, du nom de la Maison du Comte du Mortier construite en 1750 à cet endroit et dont la façade était ornée de bustes de César. Ce projet intègre le Fort Rouge ainsi que la placette aux Oignons et le passage vers la Grand-Place sous la forme d’un parc arboré.

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