Coordonnées 452

Publié 28 décembre 2019

Recorded décembre 2019

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246 m
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83,91 km

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près de Champion, Wallonia (Belgique)

Jolie balade en voiture aux alentours de Namur (avec balade à pied dans la forêt à mi-parcours), parcourant tous les forts ayant protégé (un peu...) la Ville lors de la 1ère Guerre Mondiale.

Départ : Départ : Rue de Fernelmont 113 à 5020 Namur.

!! La plupart des forts ne se visitent pas, et sont parfois même invisbles. Certains ont été privatisés, abandonnés, ou toujours en terrain militaire.
Seuls les forts d'Emines et de Saint-Héribert sont visitables (et pas tout le temps encore...).
Information

Début du parcours 'Autour de Namur - Projet'

Les forts de la Position Fortifiée de Namur (PFN) ont été construits en même temps que les douze forts de Liège (PFL). Le but de la construction des forts était de protéger les principaux axes de communication entre l’Allemagne et la France et ainsi interdire l’usage de ces axes (routes, voies ferrées, fleuves, ponts) aux belligérants. Il s'agissait donc non seulement d'interdire le passage des allemands vers la France, mais aussi le contraire !
Château

Accès au fort de Marchovelette

Ce fort ne se visite pas, et il n'est d'ailleurs normalement pas permis de s'y rendre, même si les promeneurs y vont parfois. Voir les photos d'archive en annexe. Vous pouvez garer la voiture ici, et continuer à pied tout droit, mais c'est normalement interdit (domaine militaire, rappelé par un panneau). Le fort est enciron 200 mètres plus loin sur la gauche, dans la foret.   Le fort de Marchovelette compte parmi les forts les plus violemment bombardés lors de la Première Guerre mondiale, mais aussi en 1940. Actuellement propriété de la Défense, l’accès au fort est strictement interdite au public puisqu’il accueille encore de fréq

Petit fort triangulaire très semblable au fort d'Évegnée, bien que son tracé soit unique en son genre, le fort de Marchovelette, situé au nord-est de la ville de Namur, a été (avec Cognelée) un des forts de la position fortifiée de Namur le plus violemment bombardé, aussi bien en 1914 qu’en 1940. En effet, parmi forts situés à l'est de la ville (côté Allemagne), ceux de la rive gauche étaient situé dans un environnement moins accidenté, plus propice à une approche par l'infanterie.
En 1914, la garnison, terrorisée par la violence inouïe du bombardement, s’était enfuie dès le premier jour de l’attaque, le 21 août (elle fut remplacée le lendemain). À l’instar du fort de Chaudfontaine, Marchovelette fut percé de part en part et il s’en est fallu de peu qu’il ne connaisse le même sort que le fort de Loncin. Toutes les munitions entreposées dans les couloirs ont sauté, mais les poudrières sont demeurées intactes. Durant l'occupation, en 1915 et 1916, les allemands réparèrent les dégâts et modifièrent les structures du fort. Il fut réarmé au cours des années 1930.

Le fort a été bâti en 1892.
Voir photo jointe du fort après bombardement de la 1ère guerre mondiale.
Building of interest

Cimetière de Marchovelette

Très beau cimetière. Paisible. Soulever la barrière très fort pour y entrer. Inauguré en 1923 par le Roi Albert 1er. Ce cimetière s'étend sur 81 ares et compte 491 tombes de soldats belges et 32 de soldats français morts durant la Première Guerre mondiale. On y trouve en outre la tombe d'un soldat belge décédé durant le second conflit mondial. Parmi les 491 militaires belges, 178 n'ont jamais été identifiés. La plupart des soldats qui reposent dans ce cimetière sont tombés dans lors de l'explosion du fort de Marchovelette le 23 août 1914 lorsque celui-ci fut atteint par un obus allemand de calibre 420 mm tiré par une grosse Bertha. La tour d'aération du fort est visible depuis le cimetière. Ce fut une des raisons qui détermina le choix de cet emplacement.
Château

Fort de Cognelée

Le fort de Cognelée est attaqué le 22 août 1914. Le 23 août, les voûtes du fort s’effondrent sous les coups des obus de 30.5 cm. La confusion est générale. Alors que la moitié de la garnison s’échappe, le commandant du fort fait lever le drapeau blanc vers 13 heures.

Le fort de Cognelée est l'un des 9 forts construit entre 1888 et 1892 autour de Namur en Belgique conjointement à ceux de Liège afin de défendre la neutralité du pays contre les velléités françaises ou allemandes qui étaient susceptibles d'emprunter la vallée de la Meuse pour s'envahir. Tous ces forts ont été conçus par le général Henri Alexis Brialmont et mettent en œuvre un béton non armé, matériau assez novateur à l'époque. Il est positionné au nord-nord-est de la ville.

En 1914, le fort a fait l'objet d'intenses bombardements par l'artillerie allemande. Cette-dernière ayant appris lors du siège de Liège que la prise de ces forts par l'infanterie était difficile, ils mirent en œuvre leurs pièces les plus lourdes (notamment des grosses Bertha, obusiers de calibre 420 mm, soit deux fois la taille de munition prise en compte pour dimensionner le blindage des forts).
Parmi les 9 forts, Cognelée est l'un des deux bâtiments a ne pas avoir été mis à niveau entre les deux guerres dans le cadre de la position fortifiée de Namur. Il fut utilisé comme entrepôt de munition et faiblement défendu.

Comme la plupart des forts de Namur, sauf celui de St Héribert, il ne fait pas l'objet d'une mise en valeur muséale. Boisé, il a été un temps utilisé comme terrain de chasse. Revendu à un particulier, il est utilisé épisodiquement pour l'organisation de soirées techno plus ou moins illégales (la photo de la salle jointe est tirée d'Internet)
panoramique

Point de vue

Château

Fort d'Emines

On peut le visiter, mais pas toujours !Le Fort d’Emines, établi entre les villages d’Emines et de Saint-Marc (nord-ouest de Namur, à 4,6 kms du centre), est l’un des neuf forts construits entre 1888 et 1891 autour de Namur.
Les forts de la Position Fortifiée de Namur (PFN) ont été construits en même temps que les douze forts de Liège (PFL).Le but de la construction des forts était de protéger les principaux axes de communication entre l’Allemagne et la France et ainsi interdire l’usage de ces axes (routes, voies ferrées, fleuves, ponts) aux belligérants.
L’Armée de Campagne, quant à elle, devait freiner l’ennemi, effectuer une retraite vers Anvers et attendre l’arrivée des troupes amies qui devaient, selon le Traité de Londres (1839), accourir à notre secours..
Tous les forts ont été conçus par le général Henri Alexis Brialmont et mettent en œuvre un béton non-armé, matériau novateur à l’époque. Pour construire les vingt-et-un forts, le Général Brialmont utilisa tous les procédés techniques inventés en cette fin de 19ème siècle, à savoir l’électricité (éclairage, projecteur), l’hydraulique (coupole du projecteur), les coupoles rétractables, les coupoles blindées protégées en toit, le téléphone, l’eau potable venant d’un puits et répartie dans le fort, le drainage des eaux de condensation, …
Les canons placés dans les coupoles et dans les casemates étaient les plus récents modèles produits. La portée des obus variait de 1,5 Km à 8 Kms.
Le garnison comptait plus ou moins 340 officiers, sous-officiers et soldats. Le Fort était bien pourvu en nourriture et en eau, il pouvait supporter un siège d’un mois sans approvisionnement extérieur.
Le Fort d’Emines fut copieusement bombardé par l’artillerie lourde allemande dès le 23 août 1914 et fut largement ravagé par les explosions. En fin d’après-midi du 24 août, la situation étant désespérée (moyens de défense inopérants, personnel au bord de l’asphyxie, voûtes percées, sans communication avec l’extérieur et sans observation), le Fort se rendit. Le personnel, fait prisonnier, fut envoyé en Allemagne et y resta jusque la fin de la 1ère Guerre Mondiale.
Après la 1ère Guerre mondiale, le Fort d’Emines n’a pas été modernisé par l’Armée belge et a été utilisé comme dépôt de munitions jusqu’aux années 1980.
Les rentrées d’argent provenant des visiteurs servent entre autres à l’entretien du site, au maintien d’une alarme, …Quasiment inchangé depuis cent ans (hélas sans ses parties métalliques), il est par conséquent à nouveau visitable d’avril à novembre 2019.
photo

Superbe demeure

photo

Château d'eau

Château

Accès au fort de Suarlée

!! Vous ne pourrez voir le fort, aucun accès possible. Mais à cet endroit vous pouvez encore voir la cheminée (petite tour) d'aération du fort.
Orienté à l'ouest, le fort n'était pas en première ligne face à la progression allemande. En 1914, l'armée allemande avait appris du siège de Liège qu'assaillir les forts Belges était couteux en vies alors que l'artillerie de gros calibre pouvait aisément bombarder les ouvrages en étant hors de portée de leur armement. Le fort est donc bombardé du 20 au 25 aout, avec l'entrée en piste le 23/08 des obusiers de 420mm type M "grosse bertha" (voir photo annexée)à et des obusiers austro-hongrois Škoda de 305mm. Le fort fut sommairement réparés et réarmé par l'occupant qui y installa notamment l'électricité.
Le fort a encore été bombrdé durant la seconde guerre mondiale.

Actuellement, comme l'ensemble des forts de Namur, sauf celui de St Héribert, il ne fait pas l'objet d'une mise en valeur muséale. Boisé, il a été un temps utilisé comme terrain de chasse et a fait l'objet d'essai d'explosifs par le Génie de Jambes qui l'ont considérablement dégradé, de même que le démontage de nombreux équipements métalliques.
À l'été 2016, de gros travaux d'élagage et de dépollution ont été entrepris. Début novembre, le chemin entourant le fort a été élargi et une clôture de sécurité entoure désormais l'ensemble (marqué "Propriété privée - Défense d'entrer"). Les extérieurs du fort sont en effet utilisés comme piste d'essai de véhicules 4x4. Des rampes ont été notamment aménagées en divers endroits pour passer des fossés au terre plein central.

Il est aujourd’hui inaccessible au public, car très dangereux (la photo jointe est issue d'archives).
Information

Flawinne : caserne des commandos et musée

La caserne de Flawinne abrite le 2ème bataillon des commandos qui font partie des 35 unités de la Composante Terre de la Défense. On y retrouve aussi le "COMMANDO MUSEUM" créé en 1980, qui illustre l'histoire des Commandos belges depuis 1942, année de leur création en Grande-Bretagne, jusqu'à nos jours.
Information

Flawinne : monument aux morts

Flawinne : monument aux morts
arbre

Stationner ici pour le fort de Malonne

Se parquer ici pour se rendre à pied au fort de Malonne. !!! Il y en a pour 20 minutes de marche, mais la forêt est splendide
Château

Fort de Malonne : panneau

Ce fort fut construit de 1888 à 1892 selon les plans du général Brialmont. Contrairement aux forts français construits à la même époque par Séré de Rivières, ce fort était en béton non-armé, nouveau matériau pour l'époque, au lieu de maçonnerie. Lors de la bataille de Namur, le 24 août 1914 à 8h, le fort qui n'a subi aucun bombardement de la part de l'artillerie allemande est abandonné par sa garnison. La garnison se rend à une patrouille allemande. Le fort de Malonne est remis à niveau en 1930 dans l'espoir de prévenir ou ralentir une, alors hypothétique, attaque allemande. En 1940, il subit d'intenses bombardements et est capturé le 21 mai. Actuellement[Depuis quand ?], le fort forme une réserve naturelle destinée à la protection des chauves-souris. En effet, cet ancien fort militaire représente un site intéressant pour l'hivernage des chauves-souris, puisque 5 espèces sont signalées, dont le grand murin et le verspertillion à oreilles échancrées. Il est strictement interdit de pénétrer dans le fort.
panoramique

Point de vue

Information

Accès Fort de Heribert

Pas toujours ouvert ! (fermé lors de notre passage). Un panneau plus loin sur la rioute vous parle de ce fort.
Information

Saint-Héribert : panneau

Ce grand fort est aujourd’hui totalement enterré et invisible… Seuls quelques mètres carrés de béton, quelque part dans un bois à Wépion, laissent penser que quelque chose d'énorme se cache sous nos pas.

En 1914, le bombardement allemand remplit les galeries du fort d’oxyde de carbone et de fumée, amenant la garnison au bord de l’asphyxie. Cinq heures et trente minutes après le premier tir ennemi, elle se rendait.

C'est un des plus grands forts Brialmont. De forme triangulaire, Il est entouré de fossés profonds de 6 mètres et larges de 8 mètres. Ces fossés sont défendus en enfilade par des canons de 57 mm rassemblés dans des casemates situées dans la contrescarpe. L'armement principal était concentré sur le massif central, étroitement rassemblé sous un épais béton1.

Seconde Guerre mondiale
En 1940, durant la bataille de France, le fort est commandé par le capitaine-commandant L'Entrée et 400 artilleurs. Les premiers tirs sur les forces allemandes approchant ont lieu le 15 mai à une cadence initiale de 50 tirs par heure par les canons de 75 mm, cadence qui sera augmentée à 75 puis 120 tirs par heure pour s'arrêter à 6 h 20. Le même jour, les troupes d'intervalles battent en retraite. Le fort subit une attaque aérienne dans l'après-midi. Les 16 et 17 mai sont des jours calmes mais le 18, le fort subit le feu ennemi et riposte en harcelant les positions d'artillerie ennemie avec ses canons de 75. Le 19 mai, la couverture de béton du fort est endommagée mais il est toujours capable de faire feu sur les postes d'observation ennemis à proximité. Le bombardement ennemi s'intensifie le 20, causant des dommages. Durant les premières heures du 21 mai, les patrouilles allemandes commencent à avancer dans les bois proches sous couvert de bombes fumigènes. Le fort est encerclé aux premières lueurs de l'aube, mais reçoit l'aide via des tirs directs des forts voisins d'Andoy, Malonne et Dave. L'attaque d'infanterie est repoussée mais entretemps, les Allemands ont pu amener des pièces d'artillerie à 500 m du fort et mettent hors de combat les coupoles les unes après les autres. Le fort continue sa résistance avec les mitrailleuses de défenses des fossés, mais ses générateurs électriques finissent par tomber en panne à la mi-journée. Après avoir saboté les armes restantes et détruit les documents, la garnison se rend à 12 h 10.

Jusqu'au début des années 1960, le fort est utilisé pour des essais d'explosifs par l'armée Belge (génie de Jambes), ce qui cause de nombreux dégâts dans les salles et galeries. Il est ensuite vendu à un ferrailleur qui en extrait tout le métal valorisable. Les fossés seront ensuite progressivement comblés par l'entreposage de déchets inertes. Le fort disparait totalement mais un éboulement permet, à l'aide de matériel de spéléologie, à quelques-uns de s'y aventurer.

Aujourd'hui
Il appartient actuellement à une fondation privée qui, depuis août 2013, a entrepris le dégagement des terres comblant l'entrée et les fossés du fort ainsi que la restauration de certaines parties abîmées.

En août 2014, lors d'une inauguration officielle, le fort a pu être visité dans le cadre des commémorations de la guerre 14-186. Il est depuis partiellement visitable.
Rivière

Jolie vue sur la meuse et falaises

Rivière

Cygnes et canards à gogo

Amenez leur de quoi manger, cela vaut la peine !
Château

Fort de Dave

C'est un des plus petits forts du Général Brialmont. Il est de forme triangulaire et surplombe la Meuse. Il est entouré de fossés profonds de 6 mètres et larges de 8.
En 1914, le fort est servi par 269 artilleurs et 82 soldats des troupes de forteresse sous les ordres du capitaine-commandant Manteau. Le fort est attaqué le 20 août et se rend honorablement après avoir résisté jusqu'au 25 août

Le petit fort triangulaire de Dave surplombe la vallée de la Meuse. Comme celui d’Andoy, il a été fort touché par les remaniements de l’entre-deux-guerres et est très délabré. Il est encore ponctuellement utilisé par les troupes de para-commandos casernées à Marche-les-Dames.
Château

Fort d'Andoy - Stèle 'Aux défenseurs du fort d'Andoy' 1914-1940

Normalement inaccessible au public, mais ouvert lors de notre arrivée, et un garde chasse nous a permis d'y entrer. Le grand fort triangulaire d’Andoy surveille la route qui grimpe vers l’Ardenne. Il a été fortement remanié par les Allemands durant la première guerre mondiale et par l’armée belge dans l’entre-deux-guerres. Durant l'année 1914, des combats âpres ont lieu, l'avancée allemande est considérablement ralentie. Le fort est tout de même pris, non sans actions héroïques de résistance de la part des fantassins et des artilleurs. Durant les années 30, au même titre que quelques autres forts de la PFN, l'ouvrage est réarmé. Il est donné des améliorations concernant l'aérage, les sanitaires, le blindage.En 1940, un assaut de grande envergure a lieu. L'occupant allemand pilonne la position. La reddition a lieu le 15 mai 1940 au fil de combats acharnés qui auront duré 13 jours. En outre précisons que le fort d'Andoy aura donné tout son possible afin de protéger les positions de Saint-Héribert et de Malonne. Citons au passage que le fort de Marchovelette signale au début des combats un observateur de la Wehrmacht localisé dans le clocher de Boninne ; ce dernier permet de positionner les tirs. Cet appel au secours permet le pilonnage de l'église, le clocher est totalement rasé.
Architecture sacrée

Eglise de Maizeret - Stèle

L’église de Maizeret est de style néogothique, elle est très éclairée avec un plafond de briques rouges. L’église reconstruite en 1850 près du cimetière fut incendiée par l’armée allemande en 1914 et rebâtie sur un nouvel emplacement en 1927.
Waypoint

Fin du parcours 'Circuit autour de Namur'

samedi 28 décembre 2019 16:38 CET
Altitude : 194 m

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