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Coordonnées 5072

Uploaded 27 septembre 2015

Recorded septembre 2015

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près de Beaupré, Quebec (Canada)


Réserve nationale de faune du cap Tourmente

La réserve nationale de faune du cap Tourmente est l'une des huit réserves nationales de faune du Canada présentes au Québec. Établie dans une région liée aux premiers temps de l'histoire de la Nouvelle-France, cette réserve est destinée à protéger les marais à Scirpe d'Amérique, une plante qui constitue l'alimentation de l'Oie des neiges (ou oie blanche) lors de ses migrations annuelles.

La réserve nationale de faune du cap Tourmente est située à Saint-Joachim, près de la ville de Sainte-Anne-de-Beaupré. Elle est sur la rive nord du fleuve Saint-Laurent, à une cinquantaine de kilomètres au nord-est de la ville de Québec, dans la municipalité régionale de comté de La Côte-de-Beaupré et donc dans la région de la Capitale-Nationale au Québec (Canada)3.
Il est possible d'y accéder par la route 138 Est reliant Québec et la région de Charlevoix, via l'avenue Royale de Saint-Joachim3.

Histoire
Période paléohistorique
Avant la colonisation européenne du Québec, le cap Tourmente était appelé « Ajoasté » par les Iroquoiens du Saint-Laurent4. Des fouilles archéologiques exécutées au début des années 1990 révélèrent dans les basses terres du cap Tourmente la présence de maisons longues iroquoises typiques. D'après la datation des vestiges trouvés, on estime que leur présence remonte au xiiie siècle et peut-être plus tôt, au tournant du millénaire5. Ces premiers habitants du lieu seront approchés par l'explorateur Jacques Cartier lors de son passage4.
Le nom de « cap Tourmente » apparaît pour la première fois en 1608 sous la plume de l'explorateur Samuel de Champlain qui notait ainsi la propension des eaux du fleuve Saint-Laurent à s'agiter sous le vent à cet endroit :
« De l'isle aux Couldres costoyans la coste, fusme à un cap, que nous avons nommé le Cap de Tourmente, qui en est à sept lieues, et l'avons ainsi appelé, d'autant que pour peu qu'il face de vent, la mer y esleve comme si elle estaoit pleine…»

La ferme de Champlain
Les fouilles archéologiques ont également mis au jour les vestiges d'une ferme établie par Champlain. L'abondance et la qualité du fourrage des lieux n'étaient pas passées inaperçues et dès 1623 on y exploitait déjà cette ressource. Ce n'est que trois ans plus tard, en 1626, qu'on y érige une ferme. L'une des premières exploitations agricoles de la Nouvelle-France, elle avait pour fonction d'assurer la subsistance de la nouvelle colonie établie à Québec. Les bâtiments étaient d'architecture paysanne traditionnelle normande. Construits en colombage bousillé avec un toit de chaume, ils représentent l'un des rares exemples de ce type de construction en Amérique, hérité directement du Moyen Âge5.
L'exploitation fut toutefois de courte durée. Deux ans plus tard, en juillet 1628, des hommes de Kirke saccagèrent et mirent le feu aux bâtiments dans le but d'affamer la colonie québécoise qu'il ne pouvaient prendre autrement5. Il s'ensuit une longue période d’inoccupation de plus de trois décennies.



Flore et faune
Flore
La réserve abrite une grande diversité d'écosystèmes contribuant à maintenir une biodiversité importante. On retrouve sur le site environ 700 espèces végétales et 22 types forestiers distincts. Les zones agricoles et les friches occupent environ 80 % des basses terres de la réserve. La zone laurentienne et l'escarpement de la réserve sont entièrements couverts de forêts.
La zone intertidale compte des populations importantes de Scirpes d'Amérique, de Zizanies aquatiques et de Sagittaires latifoliées. Aussi, la présence de Myriques baumiers, communément appelé Bois-sent-bon, donne son nom à l'un des sentiers de randonnée de la réserve. Le marais côtier compte enfin du Solidage du Canada, de la Salicaire, de la Vesce jargeau, du Prêle littorale (Equisetum × litorale) et de l'Impatiente du Cap. Le Carex paléacé (Carex paleacea) et le Carex dressé (Carex recta), espèces halophiles, croissent dans les eaux saumâtres. Les rives des étangs aménagés sont peuplés de quenouilles. Une grande partie de la plaine est cultivée et les abords des champs sont colonisés par les Saules, les Cerisiers et l'Aulnes rugueux (A. i. rugosa)22.
La réserve se trouve à la rencontre de deux écorégions terrestres. Les forêts des basses-terres de l'Est des Grands Lacs occupent la rive nord du Fleuve Saint-Laurent et la limite nord-est des forêts transitionnelles de l'Est, couvrant les basses terres du fleuve, se termine au Cap-Tourmente environ. Sur le plateau, les sommets sont dominés par l'Épinette noire, le Sapin baumier, l'Épinette rouge, le Pin gris et le Bouleau jaune. À plus basse altitude et dans la plaine, les feuillus tels l'Érable à sucre, les bouleaux, les peupliers, les frênes, le Chêne rouge, le Hêtre à grandes feuilles et l'Orme d'Amérique sont dominants. L'écoulement d'eau dans l'escarpement et l'accumulation d'eau à son pied favorise aussi l'établissement de prucherais et de cédrières importantes22.
Avant l'acquisition du territoire par le Service canadien de la faune, la forêt fut exploitée intensivement par l'entreprise privée. On estime que les peuplements ont été l'objet d'une coupe au moins une fois. Exploitée d'abord pour le bois de construction, la forêt fut ensuite coupée pour la production de pâte à papier (sapin et épinette). L'acériculture fut également une source de revenus pour les propriétaires de l'époque. On estime que la dimension de l'érablière qu'on trouve sur la réserve aurait permis jusqu'à 6000 entailles. Toutefois, étant donné la difficulté d'accès de certains secteurs et la taille modeste de la cabane à sucre présente sur le site, l'exploitation acéricole était probablement plus petite.

Faune
Mammifères
Plusieurs espèces de mammifères peuvent être rencontrées à la réserve nationale de faune du cap Tourmente, typiques du territoire québécois. Les marécages côtiers abritent des visons et des rats musqués. En forêt, il est possible de rencontrer le Raton laveur, le Tamia rayé, le Renard roux, l'Ours noir, la Marmotte commune, l'Écureuil roux, le Lièvre d'Amérique, le Porc-épic d'Amérique, le Cerf de Virginie et la Belette à longue queue. Bien que plus rare, le Coyote y est aussi parfois croisé23. Un nichoir à Chauve-souris a été construit en 2010 près du centre d'interprétation pour favoriser la présence de ce mammifère.

Reptiles, amphibiens et poissons
Le seul reptile rencontré avec régularité dans la réserve est la couleuvre rayée. Cependant, les terres humides que l'on y retrouve sont l'habitat de plusieurs amphibiens comme la rainette crucifère, la grenouille des bois, le crapaud d’Amérique, le ouaouaron, la grenouille verte, la grenouille léopard et la grenouille du Nord. Les boisés humides environnants abritent aussi des salamandres comme la salamandre à points bleus et la salamandre rayée23.
Les petits ruisseaux des plaines sont fréquentés par l'omble de fontaine et l'épinoche, qui constitue l'alimentation de base pour de nombreux autres poissons et oiseaux. Perchaudes et meuniers noirs y vivent également.

Oiseaux
Galerie : Oiseaux de la réserve nationale de faune du cap Tourmente
La réserve est un lieu de prédilection pour l'observation des oiseaux. Les décomptes ornithologiques sur la réserve ont permis de recenser 280 espèces d'oiseaux, dont environ cent espèces nicheuses, ce qui représente une grande richesse biologique pour un territoire relativement restreint et constitue le principal attrait du site. La présence du fleuve, une voie migratoire importante, et la diversité des habitats favorisent la diversité aviaire.


Sauvagine dans le marais de la Petite-Ferme en fin d'été.
Les limicoles (comme le Bécasseau minuscule, le Bécasseau semipalmé, le Petit Chevalier ou le Grand Chevalier) fréquentent la batture et les bordures des marais. La Bécassine des marais s'observe dans les marais et les lieux humides des champs. Dans les marais se rencontrent différentes espèces de canards barboteurs (tels les canards d'Amérique, souchet, branchu, colvert et noir et les sarcelles à ailes bleues et d'hiver), le Grand Héron, le Grèbe à bec bigarré. Dans les marais et sur le fleuve on retrouve les canards plongeurs (comme le Fuligule à collier, le Fuligule milouinan, le Petit Fuligule, le Petit Garrot et le Garrot à œil d'or).
Les roselières abritent, entre autres, le Troglodyte des marais, le Carouge à épaulettes, le Bruant des marais, la Paruline masquée, le Butor d'Amérique et la Marouette de Caroline. Le Bruant des prés, le Goglu des prés et la Sturnelle des prés habitent les milieux champêtres. La présence de plusieurs nichoirs d'oiseaux favorise la présence d'espèces tels l'Hirondelle bicolore, le Merlebleu de l'Est et le Troglodyte familier. Dans les fruticées on observe, notamment, le Moqueur chat, le Moucherolle des aulnes, la Paruline jaune et le Bruant chanteur. Certaines espèces tirent avantage de la présence de structures humaines : le Moucherolle phébi niche pratiquement année après année sur une corniche du centre d'accueil et une colonie d'Hirondelles à front blanc a élu domicile sur les bâtiments de la Petite-ferme. Le Colibri à gorge rubis est susceptible d'être observé n'importe où sur la réserve, mais il bourdonne plus régulièrement autour des abreuvoirs d'eau sucrée installés au centre d'accueil.
De nombreuses espèces nichent dans les habitats forestiers (la Paruline flamboyante, la Paruline couronnée, le Bruant à gorge blanche, le Piranga écarlate, le Cardinal à poitrine rose, pour n'en nommer que quelques-unes) auxquelles s'ajoutent les espèces migratrices à l'automne et au printemps (comme le Bruant à couronne blanche, le Bruant fauve, le Bruant de Lincoln, la Paruline à couronne rousse et la Paruline verdâtre). Plusieurs espèces frugivores, comme le Merle d'Amérique et les jaseurs, sont attirées par la présence de nombreux arbres et arbustes fruitiers (Cerisier de Virginie, aubépines).
Plusieurs espèces rares sont rencontrées au cap Tourmente, dont le Bruant de Nelson, la Pie-grièche migratrice, l'Effraie des clochers et le Petit Blongios24.

Les rapaces
Chouette rayée se chauffant au soleil au mois de janvier sur le sentier de l'Aulnaie
Les rapaces sont omniprésents sur la réserve. Le soulèvement orographique provoqué par l'escarpement traversant la réserve est convoité par ceux-ci, autant pendant la période de nidification que pendant la migration. L'Urubu à tête rouge, la Buse à queue rousse, la Petite Buse et la Pygargue à tête blanche sont régulièrement observés planant le long de l'escarpement. Le Faucon pèlerin niche depuis plusieurs années dans une anfractuosité de la falaise. Le Busard Saint-Martin survol à faible altitude les champs et les marais. Les éperviers sont également présent, mais sont plus discrets. Le Grand-duc d'Amérique et la Chouette rayée sont les rapaces nocturnes les plus fréquents.

Les mangeoires
À l'hiver, des mangeoires sont aménagées le long des sentiers le Carouge, le Petit-Sault, l'Aulnaie, l'Érablière et la Prucheraie. Au total, une douzaine de postes d'alimentation procurent millet, chardon, tournesol et gras à de nombreuses espèces : Geai bleu, Tarin des pins, Durbec des sapins, Gros-bec errant, Sizerin flammé, Pic chevelu, Pic mineur, Bruant hudsonien, Sittelle à poitrine blanche, Sittelle à poitrine rousse, Mésange à tête noire, Chardonneret jaune, Roselin pourpré, Grimpereau brun, Bruant des neiges.

Grande oie blanche
La grande oie blanche (Chen caerulescens atlanticus), ou grande oie des neiges, une sous-espèce de l'oie des neiges, est la principale espèce animale qui a motivé la protection du territoire de la réserve nationale de faune du cap Tourmente. Au début du xxe siècle, cette espèce ne comptait pas plus de 3 000 individus. Or, les programmes de protection des territoires qu'elle fréquente lors de ses migrations ont permis d'accroître la population à 417 000 individus en 1993, puis à plus de 950 000 individus en 200425.
La grande oie blanche niche en été dans l'Arctique canadien puis établit ses quartiers d'hiver sur la côte est-américaine. Lors de ses deux migrations annuelles, l'ensemble de la population de la grande oie blanche fait halte pour se restaurer sur les berges du fleuve Saint-Laurent. À l'automne, la réserve nationale de faune du cap Tourmente peut à elle seule abriter au même moment des vols de plus de 75 000 individus25.
La grande oie blanche y trouve une réserve de nourriture abondante, en particulier la racine du Scirpe d'Amérique, une plante des marécages dont elle est particulièrement friande. D'ailleurs, la couleur rouille caractéristique de la tête et du cou de la grande oie blanche provient du fer oxydé du sol des berges du Saint-Laurent, dans lequel elle plonge sa tête pour retirer la racine25.
Bien qu'une telle concentration d'oies ait aussi un effet négatif sur les terres cultivées environnantes qu'elles peuvent endommager, il a été démontré que l'apport économique des visites aux sites de préservation était plus de vingt fois supérieur aux frais encourus pour les dommages aux cultures26. La grande oie blanche fait en effet l'objet de festivals courus, notamment dans la ville voisine de Saint-Joachim (le Festival de l'Oie des neiges27), et sur la rive sud du fleuve, à Montmagny (le Festival de l'oie blanche28).

Activités
L'observation ornithologique et la randonnée pédestre font partie des principales activités qui peuvent être pratiquées au cap Tourmente29,30. En 2001-2002, un peu plus de 56 000 personnes l'ont visité.

Le Centre d'interprétation de la biodiversité du cap Tourmente présente une exposition et des projections sur l'histoire, la faune et la flore du site. Il s'agit aussi du point de départ de plusieurs sentiers et de certaines activités ainsi que d'un lieu de rencontre et d'informations avec des naturalistes et responsables du site29.
Des naturalistes sont présents au Centre d'interprétation et sur différents points des sentiers afin d'offrir des activités d'interprétation sur divers sujets des sciences naturelles selon l'époque de l'année : les grandes oies blanches, le faucon pèlerin, les marées, hivernage des oiseaux, effet des saisons sur le site, etc29.
Un second bâtiment, le pavillon Léon-Provancher sert de boutique de souvenirs et permet de prendre un goûter léger29.
Plus de 25 kilomètres de sentiers aménagés permettent de parcourir les différents écosystèmes du parc. L’Écart et le Bois-sent-bon, en trottoirs de bois, permettent de s'approcher des berges du fleuve et d'observer les oies dans des caches munies de télescopes. Le Souchet, le Moqueur-chat et le Carouge parcourent les plaines et côtoient les étangs aménagés pour la sauvagine. Le Petit-Saut suit le cours du ruisseau homonyme. L’Érablière, l’Aulnaie, la Prucheraie, le Piedmont, la Cèdrière et le Pierrier explorent les différents peuplements forestiers. Finalement, la Falaise et la Cime permettent d'atteindre plusieurs points d'observation à flanc de falaise, donnant une vue sur le site, sur le fleuve, sur l'Île d'Orléans et sur les îles de l'archipel de Montmagny (comme Grosse-Île, l'Île aux Ruaux et l'Île aux Grues19). En hiver, les visiteurs peuvent parcourir dix kilomètres de sentiers sur neige battue où sont installées des mangeoires pour les oiseaux32,33.
Depuis 1972, en saison, une chasse contingentée et strictement réglementée à l'oie blanche est permise dans certaines zones du parc. Comme l'espèce est maintenant considérée en surabondance par les biologistes, l'objectif de cette chasse est de réguler le nombre d'individus afin d'assurer le renouvellement du marais à scirpe.
(Cf. https://fr.wikipedia.org/wiki/Réserve_nationale_de_faune_du_cap_Tourmente)


Beaupré (Québec)
Beaupré est une ville située dans la municipalité régionale de comté de la Côte-de-Beaupré, dans la région administrative de la Capitale-Nationale, au Québec, au Canada1.

Histoire
Cet endroit fut habité dès les débuts de la colonie de la Nouvelle-France. Durant le xviie siècle, des marins bretons, y auraient débarqué à la suite d'une tempête et de la vue de la prairie, il s'exclamèrent : « O! le beau pré ». La forme agglutinée de Beaupré fut employée depuis 1636 lorsque la compagnie de Beaupré fut établie. Sa paroisse fut formée de deux des plus anciennes paroisses du Québec, Sainte-Anne-de-Beaupré et Saint-Joachim2. Sa population en 1666 fut de 533 habitants, comparable à Québec avec 547 habitants3.
La municipalité a été érigée en 1928, sous le nom de Municipalité de la paroisse de Notre-Dame-du-Rosaire. La même année, constatant que le nom était déjà utilisé ailleurs, elle a été renommée en Beaupré, pour éviter toute confusion. Elle est devenue ville en 1962.

Géographie
Le Mont Sainte-Anne se trouve sur le territoire de la ville. La ville se situe au bord du fleuve Saint-Laurent.

Industries
• Caron et Guay, portes et fenêtres
L'un des importants employeurs de la région, AbitibiBowater y ferma son usine en octobre 20094. Le 13 septembre 2010, la ville autorisa la destruction de l'usine vieille de 1927 à la suite de diverses tentatives de démarchage.

Démographie
Le recensement de 2011 y dénombre 3 439 habitants6.
• 2011 : 3 439 (variation de 2006 à 2011 : 14,4 %)
• 2006 : 3 006 (variation de 2001 à 2006 : 8,9 %)
• 2001 : 2 761
• 1996 : 2 799
. 1991 : 2 676

Cf. https://fr.wikipedia.org/wiki/Beaupré_(Québec))

Sainte-Foy (Québec)

Sainte-Foy est une ancienne ville du Québec, située dans la région de la Capitale-Nationale, qui a été fusionnée le 1er janvier 2002 à la ville de Québec, à l'intérieur de laquelle elle forme de nos jours une partie de l'arrondissement de Sainte-Foy–Sillery–Cap-Rouge.

Histoire
Régime français
L’existence de Sainte-Foy commence bien avant l'organisation municipale. Dès 1638, les Jésuites fondent la mission Notre-Dame-de-Foy, qui dessert les colons installés dans la partie ouest de la colline de Québec2. La seigneurie de Sillery est constituée en 1651, et comprend en gros les futurs territoires de Sillery et de Sainte-Foy. En 1667, une vingtaine de familles sont installées dans le troisième rang de la seigneurie de Sillery, appelé Côte Saint-Michel, traversé par le chemin Sainte-Foy actuel3. La même année, le père jésuite Pierre Chaumonot fait construire une chapelle de bois, nommée Notre-Dame-de-Foy, à l'endroit occupé aujourd'hui par l'intersection du chemin des Quatre-Bourgeois et de l'autoroute Robert-Bourassa4.
En 1678, une première paroisse, appelée Notre-Dame-de-Foy, est érigée par Monseigneur de Laval. Elle comprend «Sainte-Foy, Goderville (Gaudarville), Saint-Michel, la route Saint-Ignace et Lorette »4. Cette énumération indique que le nom de Sainte-Foy était déjà en usage pour désigner une partie de la seigneurie. Cette paroisse n'avait cependant pas de curé résident, et son trop vaste territoire incite en 1698 monseigneur de Saint-Vallier, évêque de Québec, à le séparer en deux pour créer une paroisse à Lorette et une autre à Sainte-Foy, sous le vocable de La Visitation de la Bienheureuse Vierge Marie5. Cependant on l'appelle plus communément Notre-Dame-de-Foy, du nom de la chapelle qui la dessert. Cette fois, un curé, Charles Amador Martin, est nommé4. En 1719, une première église en pierre est construite, sur un terrain appartenant à Jacques Pinguet de Vaucour, au site actuel du parc de la Visitation.
Les limites de la paroisse sont pour la première fois définies légalement par l'arrêt du Conseil du roi du 3 mars 1722, comme pour toutes les paroisses de la Nouvelle-France.
Guerre de la Conquête[modifier | modifier le code]
Article détaillé : Bataille de Sainte-Foy.
Le 28 avril 1760, le chevalier François Gaston de Lévis défait les Britanniques du général James Murray à Sainte-Foy et met le siège devant Québec. Cette victoire n'aura cependant pas de lendemain et Murray conserve Québec.

Régime britannique
Après la conquête quelques propriétés furent acquises par des Britanniques, dont le gouverneur Murray6. En 1845, une loi sur l'organisation municipale au Bas-Canada instaure une première corporation municipale pour Sainte-Foy, mais cette loi est abrogée en 1847. Ce n'est qu'en 1855, avec l'adoption d'une nouvelle loi municipale, que la municipalité de paroisse de Sainte-Foy est établie de nouveau. Ses limites seront réduites à deux reprises, soit lors de la création de la municipalité de paroisse de Saint-Colomb de Sillery en 1856, et de la municipalité de paroisse de Saint-Félix du Cap-Rouge en 18722. Durant le XIXe siècle, des notables et des hommes d'affaires acquièrent des domaines, construisent des villas et exploitent des fermes sur le territoire de Sainte-Foy7. On peut noter Belmont House, appartenant à la famille Caldwell, dont une partie des terrains est devenu le cimetière Notre-Dame-de-Belmont6, ainsi que les quatre villas bordant la route qu'on a appelé chemin des Quatre-Bourgeois : Mapple Cottage (1856), Champlain Villa (1849), Hazel Grove Cottage (1850) et New Prospect (1850)8.

Époque moderne
En 1917, le pont de Québec relie Sainte-Foy à la rive sud du fleuve Saint-Laurent. La paroisse conserve un caractère rural jusque dans les années 1940, alors que l'expansion de la ville de Québec transforme le paysage. La municipalité devient la ville de Sainte-Foy en 1949. De nombreuses institutions, civiles comme religieuses, s'installent sur le territoire de Sainte-Foy durant le XXe. Citons l’Hôpital des tuberculeux (futur hôpital Laval) en 1918, l'institut Saint-Jean-Bosco en 1923, la maison provinciale des Frères des Écoles Chrétiennes (pavillon Montcalm) en 1925, la prison des femmes (maison Gomin) en 1931, la maison provinciale des Frères de Saint-Vincent-de-Paul en 1945, et surtout le campus de l'Université Laval qui est commencé en 1949, partagé entre les territoires de Sainte-Foy et de Sillery3.
L'ouverture du boulevard Laurier qui mène du centre-ville de Québec vers les ponts permet le développement accéléré du commerce et des établissements hôteliers.
Administration[modifier | modifier le code]
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1858 1860 Louis Juneau de Monvielle9
1872 1880 François Arteau10
1881 1887 Joseph-Elzéar Bédard11
1915 1926 Honoré Mainguy3
1941 1957 Émile Boiteau12
1966 1973 Roland Beaudin13
1973 1981 Bernardin Morin14
1985 2001 Andrée P. Boucher

Les données manquantes sont à compléter.
Liste des curés de Sainte-Foy[modifier | modifier le code]
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• 1698-1711 : Charles-Amador Martin
• 1715-1756 : Pierre-Gabriel Le Prévost15
• 1756-1774 : François Borel16
• 1786-1792 : François Borel
Démographie
Évolution démographique
1844 1871 1881 1891 1901 1911 1921 1931 1941 1951
1 273 1 625 1 085 1 034 1 066 1 811 1 622 2 220 2 963 5 976
Évolution démographique, suite (1)
1956 1961 1966 1971 1976 1981 1986 1991 1996 2001
19 073 38 521 63 029 68 385 71 237 68 889 69 615 71 133 72 330 72 547
(Sources : Pour 1844, Lebel 2008, p. année 1844; pour autres années, Statistique Canada, Tableau « La vile de Québec et ses environs, 1876 à 2008—135 ans de variation de population »)
(Cf. https://fr.wikipedia.org/wiki/Sainte-Foy_(Québec))
Km 0 JCT av Royale vs De L'Église
Km 1.4 Culture
Km 3.6 Propriété Séminaire de Québec
Km 3.7 Cabanes d'oiseaux
Km 4.2 Cap Tourmente
Km 5 Route verte 5
Km 6.1 Marais des Graves
Km 6.4 La Grande Ferme
Km 8.3 JCT rue De L'Église
Km 8.5 Église
Km 9.2 JCT av Royale
Km 12.6 Pont Tachereau
Km 12.8 Église
Km 14.4 JCT Route 138
Km 15.2 Piste
Km 16.6 Sainte-Anne-de-Beaupré
Km 19.3 Sanctuaire Sainte-Anne
Km 22.5 Riviére aux Chiens
Km 23.6 Ferme
Km 24.8 Boulangerie Ste-Marie
Km 27.3 Rivière Sault-à-la-Puce
Km 28.8 Château-Richer
Km 33.8 Kiosque Alimentation
Km 34.2 JCT Piste cyclable rue Laval
Km 35.6 Piste
Km 38 Marais
Km 41.5 Boischatel
Km 42.2 Pont de L'Île-D'Orléans
Km 42.9 Chutes Montmorency
Kim 43.6 Route Verte 5
Km 44.4 Beauport
Km 45.4 JCT Autoroute 40
Km 48 boul des Chutes
Km 48.7 Route Verte 5
Km 52.8 Domaine de Maizerets
Km 53.5 JCT Route verte 6
Km 54.4 Parc linéaire Rivière St-Charles
Km 56.1 Piste
Kim 56.7 Parc
Km 57.3 Rivière St-Charles
Kim 59.3 Pont de L'Aqueduc
Km 59.7 Pont Scott
Km 59.9 JCT St-Vallier Ouest
Km 60.7 JCT De la Jonquière
Km 60.9 JCT St-Sacrement
Km 61.9 JCT de l'Entente
Km 63 JCT ch Ste-Foy
Km 60.1 JCT av du Bon-Air
Km 63.2 JCT Hélène-Boullé
Km 63.3 JCT rue Rochette
Km 63.5 JCT rue de la Somme
Km 63.6 JCT av Myrand
Km 63.7 Fin Parc Myrand

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