Coordonnées 180

Uploaded 16 janvier 2012

Recorded janvier 2012

-
-
72 m
7 m
0
2,0
4,0
7,95 km

Vu 3300 fois, téléchargé 16 fois

près de Bouliac, Aquitaine (France)

Ce circuit, le plus grand proposé sur la commune, vous fera découvrir à vélo toutes les richesses de Bouliac. Haut en contraste, vous parcourerez les hauts des coteaux puis les rives de la Garonne, en passant par les palus et les anciens marais.

De la place Chevelaure, vous profiterez de la vue imprenable sur Bordeaux et son agglomération. Ne manquez pas de visiter en détail l’église romane et ses nombreuses richesses. Une fois au bord de l’eau, vous parcourerez une partie de la piste cyclable Roger Lapébie qui relie Bordeaux à Sauveterre-de-Guyenne.

Belles demeures, faune et végétation spécifiques, anciennes gares et ports, l’île d’arcins rythmeront votre promenade comme autant de découvertes inattendues.

Attention! Le chemin du Bord de l'Eau et le chemin d'Arcins n'ont pas de trottoir, et la traversée de la D113 au niveau du rond point d'Arcins est dangereuse. C'est pourquoi ce circuit est réservé aux VTT & VTC. Soyez prudents.

Page détaillée:
http://www.ville-bouliac.fr/p_detail_circuit.php?c=garonne

View more external

Il n’est pas difficile d’imaginer d’où vient le nom de ce joli domaine ! Situé idéalement sur la pente abrupte du plateau dominant la vallée de la Garonne, la vue y est effectivement belle.

Lors d’une vente en 1750, le domaine est décrit ainsi: “Ce bourdieu situé au lieu-dit Couthures, près de l’église, consiste en maison de maître, logement pour valet, chai, cuvier, jardin, charmille, puits et vignes”. La maison est typique des chartreuses de la région.

Depuis le milieu du XIXe siècle, les membres de la même famille continuent de se transmettre la propriété de cette demeure pleine de charme et qui fut peut-être elle aussi le fameux domaine énigmatique acquis par Pey Berland lors de sa cure à Bouliac au XVe siècle.
Magnifiquement située au pied de l’église offrant aux spectateurs admiratifs un belvédère remarquable, la place Chevelaure a toujours occupé une place de choix dans le cœur des bouliacais. Endroit où se célèbrent avec joie les mariages, elle fut aussi pendant des siècles le lieu où se tenait le cimetière du village avant son déménagement.

Baptisée du nom d’un bienfaiteur qui légua sa fortune aux pauvres de Bouliac, elle accueille aujourd’hui de nombreuses festivités et cérémonies en raison de sa situation géographique et de la présence du monument aux morts qui, comme dans chaque village de France, rappelle le sacrifice de ses habitants lors des conflits meurtriers qui marquèrent le XXe siècle.

Jusqu'en en 1855 se tenait à la place du monument aux morts, la tour du télégraphe optique de Chappe. Cet ancien procédé de communication, inventé par Claude Chappe en 1791, permettait de transmettre des messages entre différentes villes de France en quelques heures seulement, alors que jusque là il fallait des heures à un cavalier pour transmettre des messages écrits. Le principe consistait en des stations placées sur des hauteurs, visibles les unes des autres et surmontées de bras articulés en bois actionnés par un opérateur suivant un code tenu secret. La station de Bouliac était la deuxième sur la ligne Bordeaux - Avignon, la première étant placée en haut de la tour Saint-Michel à Bordeaux.
Edifiée au XIIe siècle et dédicacée à Saint Siméon le Stylite, l’église de Bouliac constitue un véritable joyau de l’art roman. Située à l’emplacement d’un ancien oratoire gallo-romain connu par les écrits de Grégoire deTours pour avoir été un lieu de miracle au VIe siècle, elle se compose d’un clocher, d’une nef, d’un chœur et d’une sacristie. Seule la nef date encore du XIIe siècle.

La fortification du chœur financée par Pey Berland alors curé de la paroisse date du XVe siècle tandis que le clocher appartient à la campagne de restauration des églises rurales orchestrée par le Cardinal Donnet au XIXe siècle. Les importantes restaurations entreprises à partir du second empire n’ont en rien altéré la beauté romane de l’édifice.

L’abondant décor sculpté concours à la notoriété de cette église qu’il s’agisse de son portail occidental à voussures représentant d’importantes scènes bibliques ou les chapiteaux qui complètent parfaitement l’ensemble. Une véritable iconographie du salut où se combattent le Bien et le Mal y est partout déployée. Les peintures murales, le riche mobilier intérieur et la galerie de tableaux dont un offert par l’Empereur Napoléon III, enrichissent l’esthétique de l’édifice à nouveau restauré durant les années 1990. La remise en état de son orgue est actuellement en cours.

De tout temps, Bouliac a été conscient de sa géographie exceptionnelle et a su préserver son cadre de vie. Terre de vignobles et d'agriculture, Bouliac a su se moderniser tout en respectant, toujours, son patrimoine naturel.

Son belvédère situé devant la parvis de l’église et le long de la place chevelaure offre aux visiteurs l’une des plus belle vue qui existe sur la Garonne et la métropole d’Aquitaine inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO. Une table d’orientation permet à chacun de situer différents points géographiques repérables du Médoc aux Landes
Les douches municipales ne sont ouvertes au public que très tardivement. Prévue initialement pour 1956, dans le cadre des travaux d'adduction d’eau lancés par la municipalité depuis 1951, leur ouverture n'a cependant lieu qu’en 1964. En effet, les puits sur lesquels elles fonctionnaient étaient insuffisants à leur alimentation.

Chacun pouvait se rendre aux bains-douches le samedi de 14:00 à 18:00, ou le dimanche à 11:00 au tarif unique d'un franc. Le jeudi était réservé aux enfants. Ce service périclite à la suite des progrès domestiques. Désormais, le local sert au rangement des archives municipales.
La mairie présente une architecture caractéristique du 19e siècle. Le bâtiment est destiné à recevoir dès l'origine les services municipaux de la mairie et les écoles séparées de garçons et de filles.

Le choix de sa conception fit l’objet de nombreux débats très vifs au sein du Conseil Municipal en 1878 concernant l’accès aux classes. Il s’agissait en effet de déterminer s’il était moralement acceptable ou pas de ne construire qu’un seul escalier à l’intérieur du bâtiment dans lequel Monsieur l’Instituteur puisse être inévitablement amené à rencontrer Madame l’Institutrice. La configuration actuelle de l’édifice montre que les réalités budgétaires l’ont finalement emporté sur les questions de morale.

Après le déménagement des Ecoles, le rez-de-chaussée servit de lieu de fonction pour les instituteurs jusque dans les années 1980, avant que le bâtiment ne soit complètement réaménagé au profit exclusif des services administratifs de la ville.

Cette mairie est l'une des rares en France où n’apparaît pas sur la façade la devise de la république: “Liberté, Egalité, Fraternité”.

Cette maison située en plein centre de Bouliac est la plus ancienne construction du bourg à l’exception de l'église. Elle figure sur la carte de Belleyme datée de la fin du XVIIIe siècle. Après avoir appartenue à divers propriétaires, elle est acquise en 1872 par le curé de Tabanac qui la lègue à sa filleule Hélène Vettiner. Rachetée par la municipalité de Bouliac, cette magnifique propriété située en plein cœur du village fait l’objet d’un important projet de rénovation patrimoniale.

Le célèbre artiste Jean-Baptiste Vettiner connu pour ses talents de peintre, verrier, graveur et illustrateur d'ouvrages, aurait peut-être parfois séjourné dans cette demeure. Il a été un décorateur d'église recherché et a mené une brillante carrière à Paris. Le musée des Beaux-Arts de Bordeaux détient quelques une de des œuvres dans ses collections.

Ce domaine, ancienne maison noble de Salles, a appartenu à divers propriétaires dont de nombreux conseillers au Parlement de Bordeaux. Il porte aujourd'hui le nom de Vialle, en souvenir de cet architecte qui l’acquiert en 1756 et le fait reconstruire. Celui-ci est à l'origine du cachet actuel de ce domaine remanié de nombreuses fois au cours des siècles.

Achetés par la mairie en 1950, ses jardins ont été démantelés afin de construire l'actuel groupe scolaire, le centre de loisirs et la salle des fêtes. Son parc sert toujours à la promenade et le château est utilisé par diverses associations.

Bouliac est facilement repérable de loin par son antenne TDF. Elle est omniprésente dans le paysage, mais peu de gens connaissent finalement sa fonction exacte.

C’est une relais émetteur qui diffuse les ondes de radio et de télévision, provenant majoritairement des satellites et reçues sur des paraboles professionnelles fixées sur l’antenne.

Avec 252m de hauteur, l’antenne de Bouliac est l’une des structures les plus hautes de France! Elle est par exemple plus haute que la tour Montparnasse à Paris. En comptant les 80m d’altitude des coteaux de Bouliac, sa pointe culmine à 332m ce qui en fait le point culminant de Gironde.

Bouliac fait partie des sept principaux émetteurs de TDF parmi lesquels figurent des « monuments » comme la Tour Eiffel ou le pic du Midi.
Le quartier Béteille, qui regroupe une part importante de la population de Bouliac, est le lieu de résidence de l'état-major de la deuxième légion de gendarmerie mobile. Décidée dans les années 1960, cette caserne est achevée au début des années 70. Son appellation rend hommage au général Béteille qui, à la tête d’un escadron de la gendarmerie impériale, s’illustra durant les campagnes d’Italie, d’Egypte, d’Allemagne et d’Espagne de Napoléon Bonaparte.

Autrefois, cette zone était occupée par plusieurs constructions, dont la plus imposante était le château de Bouliac ou château de l’Ange. Ce nom vient du fait que près du château se trouvait une vieille fontaine ornée d’une pierre sculptée représentant un ange. Le château, construit en 1869, était entouré d’un vaste parc et dominait le vallon qui sépare Bouliac de Floirac.

En 1940 la propriété est réquisitionnée par la marine allemande pour y installer une tourelle sur une terrasse afin de mitrailler les avions anglais qui partent bombarder la base sous marine de Bordeaux. En août 1944, devant l’avancée des alliés, les allemands se retirent et font sauter le château dont les caves étaient remplies de munitions. L’énorme explosion envoya des débris dans toute la commune, soufflant les vitraux de l’église et ne laissant du château que des ruines.

En 1954, l’ORTF achète le domaine pour y implanter un émetteur, puis revend 23 hectares à la gendarmerie nationale qui s’y installe en 1971.

Le quartier Béteille est le seul quartier d'immeuble de Bouliac, commune résidentielle exclusivement pavillonnaire.

Le port d'Andissans, qui au XIXème siècle prendra le nom de port de Vimeney, était établi sur l'embouchure du ruisseau La Jacotte. Sa nouvelle appellation correspond à la nature des champs environnants alors plantés d’osiers ou “vîmes” alors très utilisés notamment pour attacher les vignes partout présentes sur la commune.

Desservis par des gabarriers, ce petit port servait de point d'embarquement et de débarquement. Hommes, bêtes et marchandises diverses franchissaient ainsi le fleuve pour être acheminés quotidiennement vers Bordeaux. De par sa position sur l’estey servant de limite aux paroisses de Floirac et Bouliac, ce port avait la particularité de servir aux deux territoires.

Le vieux chemin de Vimeney qui menait au port a aujourd’hui complètement disparu. Néanmoins, il peut être repéré sur d’anciennes photos aériennes ou de vieilles cartes. Le chemin actuel de Vimeney qui est aujourd’hui barré par la rocade, correspond à un petit chemin supplémentaire créé au 19e siècle servant également à desservir le port.

En 1990, lors de travaux de terrassement, deux épaves ont été retrouvées à l’emplacement du port ainsi qu’une portion des quais aménagés en partie avec des pierres de lest, ramenées des bateaux marchands venant du nord de l’Europe.

Aujourd’hui il ne reste rien de ce port. Le site a été complètement perturbé par la création de la zone commerciale. Tout juste peut-on se consoler en constatant que son entrée était située exactement à l’endroit ou l’on trouve maintenant un rayon poissonnerie !
Les carrelets à ponton tels qu’on les connaît aujourd’hui en Gironde sont apparus au XVIIIème siècle pour répondre aux besoins fonctionnels des pêcheurs. Bien que cette méthode de pêche traditionnelle soit très ancienne, les pêcheurs ont mis en place des installations sur pilotis et un mécanisme pour le filet, afin d’améliorer les conditions de pêche.

En effet, à l’origine, la pêche au carrelet consistait en un simple filet carré monté sur une structure de fortune, attaché à une perche que l’on plantait au bord de l’eau.

La pêche au carrelet est avant tout une pêche de hasard, puisque le filet ne retient que le poisson qui s’y trouve au-dessus, au moment de la remontée de ce dernier.

Cette activité de pêche est avant tout synonyme de plaisir aujourd’hui. Les propriétaires des carrelets viennent en famille ou entre amis profiter du cadre et vendre convivialement de succulentes aloses ou lamproies à bonne saison.

Les carrelets font inévitablement parti du paysage de Garonne. Ils sont les témoins d’un temps passé et d'anciennes traditions qui perdurent encore de nos jours.
Aujourd’hui le site est complètement entouré de zones commerciales et industrielles, mais autrefois, Godefroy était un grand domaine de plusieurs hectares comprenant maison de maître, chai, cuvier, logements pour les valets, boulangerie, chapelle, atelier de tonnellerie, jardin, vignes et même un quai particulier en bord de Garonne!

La maison de maître a malheureusement été détruite ces dernières années, mais les anciens chais ont été aménagés en habitation.

Actuellement le domaine est un des seuls témoins de ces grands domaines viticoles du secteur des palus de Bouliac et Floirac existant depuis le Moyen Âge et encore en place au XIXe siècle.
Des quatre ponts routiers enjambant aujourd’hui la Garonne, Le pont François Mitterrand est celui qui se trouve le plus au sud de l’agglomération bordelaise.

Débuté en mars 1992, le pont est inauguré le 7 décembre 1993 par le président François Mitterrand. Il vient boucler le projet de contournement de l’agglomération bordelaise dont il est le dernier maillon. Grâce à lui, les trajets Paris-Toulouse et Paris-Espagne ont été raccourcis de plusieurs kilomètres tandis que le trafic sur le Pont d’Aquitaine est largement soulagé.

Techniquement, le pont François Mitterrand est un “pont en biais” car il ne traverse pas la Garonne perpendiculairement à la rive. Il comporte cinq travées de 102 m de long et deux de 63 et 69 m à ses extrémités. Ses deux tabliers qui ont la particularité d'être indépendants - ils ne se rejoignent pas au centre - mesurent 14 m de largeur et supportent chacun trois voies de circulation. La longueur totale du pont est de 642m. Enfin, les piles ancrées dans le fleuve reposent chacune sur quatre pieux de 9 à 18 m de long et de 2 m de diamètre.

Sa construction a malheureusement nécessité la destruction du vieux domaine Buhan, le plus grand ensemble de bâtiments des palus de Bouliac. Ce domaine existait depuis au moins la fin du XVe siècle. Il dépendait de l’illustre famille de Tustal, dont plusieurs membres ont laissé trace dans l’histoire régionale. Il ne reste aujourd’hui qu’un bâtiment en ruine, seul rescapé de cet ancien “bourdieu”ou domaine à vocation viticole.

Originellement appelé pont d’Arcins en raison de sa proximité avec l’île d’Arcins, il est rebaptisé pont François Mitterrand en 1998, deux ans après la mort du Président de la République
Le port des Collines était avec le port de Vimeney un des deux ports de la paroisse de Bouliac.

Aujourd’hui il est difficile de réaliser qu’il y avait un port à cet endroit tant le lieu est calme et les traces d’activités disparues. Et pourtant... cet endroit fut sans doute l’endroit les plus animé de Bouliac pendant des siècles et l’un des plus importants

Avant le développement du train ou du transport motorisé par route, le transit commercial se faisait essentiellement par la Garonne. Desservis par des gabarriers, ce petit port servait de point d'embarquement et de débarquement. Hommes, bêtes et marchandises diverses franchissaient ainsi le fleuve pour être acheminés vers Bordeaux. Les charrettes chargées venaient de tous les villages alentours et non uniquement de Bouliac.

Le chemin qui relie le bourg de Bouliac au port est un des plus vieux de la commune, sinon le plus vieux. Il permet en effet de rejoindre la voie antique Bordeaux-Branne pratiquement en ligne droite en passant par le port, le sentier de l’ermitage aujourd’hui détruit suite à un glissement de terrain, l’église, Brousse et l’avenue de la Belle étoile. Pour preuve, du port, on aperçoit bien l’église et son clocher dans l’axe du chemin des Collines.
Beaucoup de gens connaissent l’existence de l’ancienne ligne de chemin de fer Bordeaux-Sauveterre, devenue par la suite la piste cyclable Roger Lapébie, mais peu savent que passait aussi à Bouliac la ligne du “Tramway” allant de Bordeaux à Cadillac!

Mise en service en 1897 elle connut aussitôt un énorme succès puisque 365 000 personnes l’utilisèrent la première année, soit un taux de 1000 voyageurs par jour! Il fallait deux heures pour faire les 30 Km qui séparaient Bordeaux de Cadillac.

La ligne partait de la gare de Cadillac à la Bastide, aujourd’hui détruite, puis longeait les quais de la Souys jusqu’au port des Collines où elle bifurquait à travers les palus pour longer la ligne Bordeaux-Sauveterre jusqu’à la gare de Latresne. A partir de là elle empruntait approximativement le tracé de l'actuelle route Départementale N°10. Il y avait en tout 24 arrêts dont 7 facultatifs. A Bouliac l’arrêt au port de Vimeney était facultatif et celui du port des Collines obligatoire.

En plus des 5 trains quotidiens, existait un convoi spécifique pour les dimanches et jours de fêtes. Le “train des théâtres” partait de Bordeaux à 0h30 et ramenait les spectateurs de la rive droite en pleine nuit ! Les habitants de Bouliac qui arrivaient en gare du port des Collines pratiquement à 1h du matin, avaient besoin de bien du courage pour rejoindre le bourg en pleine nuit à travers le marais sans éclairage...

La ligne ferma en 1935 en grande partie à cause de la concurrence des bus mis en place quelques années auparavant. Le Tramway avait causé la mort du transport fluvial sur la Garonne, et lui même fut remplacé par le transport routier.

On peut encore voir l’ancienne gare, juste après l’ancien port des Collines sur la gauche en allant vers Latresne, un peu en retrait de la route. Remarquez que le bâtiment est orienté dans le sens de la voie qui partait vers les palus à partir d’ici.
L’origine du domaine est certainement assez ancienne (XVIe siècle). Les bâtiments menacent ruine en 1735. La maison fut reconstruite au milieu du XVIIIe siècle.

Le domaine Saint-Cricq est un bon exemple des ces anciens domaines viticoles ou bourdieux implantés dans les palus. Les bâtiments sont proches du rivage pour profiter de la vue et de l’accès à la rivière. Chaque domaine avait son embarcadère et son propre bateau.

Aujourd’hui le promeneur peut surtout admirer l’énorme portail et sa grille face à la Garonne dont on dit qu’il aurait coûté tellement cher aux propriétaires de l’époque qu’ils auraient été obligés de revendre leur domaine...
Ce domaine est idéalement situé à l’extrémité sud des coteaux de Bouliac, surplombant le débouché de la vallée du Pian et le domaine de Macanan.

Le lieu était anciennement appelé “canton”, signifiant le coin en occitan. A comprendre ici dans le sens du lieu situé à l'extérieur, au coin, un peu à l'écart.

Le domaine tient aujourd’hui son nom de Jean-Baptiste Dinety, négociant bordelais, qui le racheta en 1767. L’ensemble des bâtiments est assez typique de l’évolution des maisons de campagne. Modeste bourdieu de plains pieds au XVIIIe siècle, la maison fut agrandie plusieurs fois. Des étages furent ajoutés au XVIIIe siècle au grès de la prospérité des différents propriétaires, pratiquement tous négociants bordelais.
sur la vallée de la Garonne
Selon la légende locale, la propriété viticole de Montjouan serait l'ancien domaine acquis par Pey-Berland au XVe siècle. L'ambiguïté des textes ne permet pas de confirmer cette tradition, même s'il est certain que ce dernier a bien acheté une propriété viticole proche de l'église.

Du XVIIIe siècle au XXe siècle, la propriété passe entre les mains de nombreux détenteurs dont certains ont été d'importants négociants. Restauré, le domaine doit son style à différentes compagnes de construction et figure aujourd’hui parmi les plus remarquables propriétés de Bouliac. Il s’agit d’une des dernières propriétés viticoles du village encore en activité et dont le vin assure un vrai plaisir aux amateurs.

Cet imposant domaine est bâti au bord du coteau qui domine la vallée de la Garonne par J. Castaignet, qui était alors boulanger. Avant la première guerre mondiale, d'autres propriétaires font construire les écuries. Jusqu'à aujourd'hui, plusieurs familles se sont succédé.

Le parc qui entoure le château a été inscrit à l'Inventaire des Sites le 5 novembre 1943. L'architecture en carré de ce domaine est identique à celle d'autres châteaux de Bouliac à l’instar du domaine de Malakoff. Son architecture et ses motifs décoratifs s'inspirent de diverses demeures situées à Bordeaux.

Afin de restaurer la spiritualité auprès des populations qui, au cours de la période révolutionnaire avait déserté les offices, l'Eglise organise dés le début du XIXe siècle une nouvelle évangélisation des campagnes, par le biais, notamment, de missions pastorales.

Ces dernières, destinées à assurer le renouvellement de la ferveur religieuse, sont assurées par un missionnaire diocésain. Elles s'articulent autour de sermons et de mise en scènes spectaculaires telles que l'érection de croix dans le centre ou à l'entrée du village, comme par exemple celle située à l’extrémité du parking du stade.

Malheureusement, la croix érigée à l’occasion de la mission de 1834, fut détruite lors d’un accident de voiture en 2009 puis d’autobus en 2011 qui acheva de la pulvériser. La croix actuellement en place est une copie refaite à l’identique.

Commentaires

    You can or this trail