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52,22 km

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près de Luz-Saint-Sauveur, Région Midi-Pyrénées (France)

Départ depuis l'Hôtel de Londres (accueil très sympa !) à Luz-Saint-Sauveur, idéalement placé au pied du Tourmalet, au bord du Bastan, ou ruisseau d'Oncet (qui se jette un peu plus bas dans le gave de Gavarnie, ou gave de Pau).

Après Barèges, j'ai pris l'ancienne route du Tourmalet, réservée aux vélos (et baptisée "voie Laurent Fignon"), alors que tous les autres cyclistes continuaient sur la route principale, malgré un trafic non négligeable. J'avoue que je n'ai pas trop compris pourquoi (son état est correct, malgré quelques sections un peu repeintes à la bouse)... mais tant mieux ! Quelques km bien tranquilles avec les vaches, les moutons et de rares randonneurs.

Au col du Tourmalet (2115 m), que de monde pour tenir compagnie au "Géant" !
(grande statue d'un cycliste en danseuse, Octave Lapize, vainqueur du Tour en 1910, qui est montée chaque année depuis 1999, en juin, car ce dernier passe l'hiver au chaud dans la vallée !)

Brève hésitation en raison d'une pancarte semblant interdire l'accès aux vélos pour la piste menant au pied du Pic du Midi... mais on n'a quand même pas fait tout ce chemin pour rien, pas vrai ? En plus, pour les fous de descente, il est possible d'amener son vélo au pic par téléphérique... alors pourquoi interdire la piste ?

C'est parti ! On passe 2 jolis petits tunnels, puis on profite d'une belle vue sur le lac d'Oncet (ce sont ses eaux qui avaient bercé mon sommeil la nuit précédente à Luz) en contrebas. La piste est à peu près en bon état jusqu'au col de Sencours (2378 m) où subsistent quelques ruines : hôtellerie du col de Sencours et station météorologique Plantade.

Ensuite, ça se corse un peu, aussi bien au niveau de la pente que de l'état de la piste (maudits cailloux... j'en ai même vu un de plusieurs kg dégringoler la pente juste devant moi alors que je faisais une pause !). J'ai plusieurs fois mis pied à terre (et ce sera le cas également dans la descente) parce que la piste était vraiment trop dégueulasse...

Mais, malgré quelques doutes, je suis finalement arrivé au col des Laquets (2637 m) où m'attendait un sympathique troupeau de lamas (en plus des nombreux randonneurs) à côté d'un autre témoin de l'histoire du pic : les bâtiments de l'hôtellerie des Laquets (qui devrait être bientôt rénovée).

Entre deux nuages, on pouvait distinguer une cabine de téléphérique arrivant au pic. A mon tour d'y aller ! J'ai alors troqué mes chaussures de vélo pour une paire de sandales de rando, afin de pouvoir pousser/porter mon VTT jusqu'au pic... Pas évident avec ce sentier assez raide. J'ai d'ailleurs failli rester "coincé" : à un moment, il faut en théorie passer sous la voie du petit funiculaire et c'était bien juste pour le vélo avec ses cornes !
(un randonneur généreux m'aidera à passer le vélo par-dessus les rails au retour)

Je dois tout de même avouer que l'accès a l'air un peu plus compliqué en hiver...

Au sommet (vers 2850 m), l'accès à la terrasse principale est payant : seule la (petite) terrasse Benjamin Baillaud est accessible. J'avais eu plus de liberté lors de ma dernière visite au pic, quand j'y avais passé une nuit "astronomique" en compagnie d'autres doctorants du CESR (désormais "IRAP") et qu'on pouvait se promener (assez) librement dans le dédale de couloirs de l'observatoire. Je me contenterai cette fois-ci d'une petite table d'orientation et d'un robinet d'eau permettant de se rafraîchir avant la redescente, prudente (à pied jusqu'au col des Laquets). J'ai vu un gars faire la descente en VTT, avec équipement de protection : il ne suivait même pas les lacets du sentier, on avait l'impression qu'il surfait allègrement dans la caillasse...

Nb: Malgré l'altitude respectable, je n'ai pas battu mon record d'observatoire le plus élevé atteint en vélo : le petit observatoire du Pic de Chateaurenard, dans le Queyras, reste mon "record astronomique", pour quelques mètres ! (mais j'espère bien pouvoir encore l'améliorer...)

De retour au Tourmalet, visibilité nulle côté Campan, mais soleil pour moi, côté Luz ! J'ai emprunté la route principale pour rentrer... belle descente, très confortable, pour finir la journée !

Hautes-Pyrénées (65)
(fait en VTT avec cadre suspendu, un peu lourd pour le Tourmalet mais bien utile pour la rugueuse piste du pic !)

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