Difficulté technique   Difficile

Durée  9 hours 26 minutes

Coordonnées 2700

Uploaded 25 août 2014

Recorded août 2014

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3 152 m
2 060 m
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5,7
11
22,96 km

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près de Chalets du Jadis, Provence-Alpes-Côte d'Azur (France)

La Pointe des Cerces en passant par le col des Béraudes.


Il y a 4 ans j'allais dans les Cerces pour la première fois et l'envie d'y retourner a été tellement forte que cette année on y a passé 2 jours de suite.

La météo indiquant du grand beau temps je me dis qu'il est tentant de partir tôt pour arriver au col des Béraudes pour le lever de soleil. Cependant dans la voiture avant d'arriver au fond de la vallée de Névache on s'aperçoit qu'il pleut. L'aventure commence ensuite lorsqu'on se retrouve derrière un groupe d'une douzaine d'ânes. Les bêtes suivent la route et nous empêchent de rouler normalement, on se traîne à moins de 20 km/h pendant plusieurs kilomètres.

Sous une pluie fine on commence la marche depuis le parking de Laval, en direction du lac des Béraudes. Pas d'étoile en vue ce matin, la pluie n'est pas pour autant désagréable et le ciel ne semble pas vraiment menaçant. Le pessimiste du groupe ne nous empêchera pas d'aller jusqu'au lac. Au niveau du temps (à la fois météo et chrono) il faudra repasser un autre jour pour un lever de soleil au col des Béraudes. A peine au dessus du lac il fait déjà presque jour, le soleil est masqué derrière les nuages et la Pointe des Béraudes, montagne plus élevée que nous à l'Est, n'arrange pas les choses. En arrivant au col l'espace d'un instant la brume descend juste assez pour offrir des conditions quasi parfaites et inespérées pour la photo. Ca et là le ciel se laisse entr'apercevoir mais les nuages prédominent.

Après le col des Béraudes dont l'accès est relativement raide on descend dans un premier temps via un chemin encore plus technique sur une centaine de mètres avant de retrouver une autoroute aussi large et non-technique qu'un GR. C'est au tour de la faune de se manifester, avec dans un premier temps un groupe de 5 bouquetins en direction du pic de la Moulinière. Le regain du mauvais temps et la platitude du chemin jusqu'au col de la Ponsonière sont compensés par l'apparition de moutons, on se méfie du patou mais cette fois-ci l'animal ne semble pas agressif et au nombre de 7 nous sommes largement plus imposants. Après les moutons c'est au tour des vautours, les charognards formant un groupe d'environ une vingtaine d'individus à grosso modo 500 mètres de nous sont perchés sur un rocher et s'envolent ensuite pour se retrouver bien plus près et peut être nous manifester leur envie de passer à table…

On arrive ensuite au lac des Cerces avec une météo qui commence à s'améliorer et du coup l'ambition d'aller jusqu'au sommet de la Pointe est ravivée pour la majorité du groupe. Les Ecrins sont définitivement masqués et petit à petit c'est le Grand Galibier, objectif abandonné après avoir sous estimé la durée nécessaire pour boucler le Bric de Rubren quelques jours auparavant. Après le lac on arrive au col des Cerces et le pessimiste du groupe n'arrive pas à nous faire renoncer à l'ascension de la Pointe des Cerces. Le chemin est seulement partiellement visible depuis le col à cause de la morphologie de la montagne mais il est clair à suivre jusqu'au pied du pierrier. La vue devient de plus en plus intéressante à mesure que l'on s'élève. On aperçoit ensuite la partie rocailleuse avec pas mal de névés, au loin les apparences sont trompeuses et les névés semblent très pentus, cependant je sais d'expérience qu'il faut attendre d'être près avant d'émettre un jugement faussé et donc on continue. Arrivés sur la première masse de neige on s'aperçoit que c'est bien solide, pas de risque de s'enfoncer, c'est clair quand les bâtons restent fermement en surface. Au niveau de la pente aussi pas d'inquiétude c'est même plus agréable que de marcher dans les éboulis.

Après une traversée on regagne le pierrier et la pente devient plus raide, quelques virages et on repasse dans la neige, cette fois-ci l'ascension directe est permise car il n'y a pas de barre rocheuse ni de pente vertigineuse avant l'arrête finale. Vers le sommet un autre groupe de vautours à première vue nous attend, en resserrant la distance on s'aperçoit que c'est un groupe de l'armée, probablement en exercice d'après les manœuvres effectuées plus tard.

On arrive facilement au sommet, la vue est grandiose malgré les nuages. Le sommet contrairement à l'idée qu'on s'en fait depuis le parking de Laval ou le col des Cerces n'est pas plat ni monotone, c'est très escarpé dans toutes les autres direction, les premiers plans sont époustouflants. On domine toute la vallée de la Clarée ainsi que la vallée entre la Pointe des Cerces et le Grand Galibier. Le Thabor un peu plus haut nous bloque la vue au Nord.

La descente se fait sans encombre et quelques accélérations et glissades dans la neige nous permettent de descendre bien plus vite qu'à la montée. On retrouve le col des Cerces et on continue facilement jusqu'au lac du grand Ban puis au lac Rond. Le ciel se dégage progressivement et bien que plate au niveau du relief la balade reste belle avec pas mal de fleurs. Il y a aussi beaucoup plus de monde que le matin ce qui n'a rien étonnant.

Jusqu'au refuge des Drayères on aperçoit plusieurs cascades, ça pourrait être intéressant un jour de remonter la Clarée jusqu'au lac des Cerces. Après le refuge on retourne à la voiture par la rive droite de la Clarée, comme la veille.

Pour résumer, un circuit varié, de beaux lacs, un ascension légèrement technique mais facile de la Pointe des Cerces depuis le col des Cerces. Un sommet qui vaut le coup de venir même si le beau temps n'était pas au rendez-vous.

Plus de photos ici: https://www.dropbox.com/sh/c3ehgsqfeg76p9c/AADmHQ-cQIK_4HCIxcDusXhqa?dl=0

Commentaires

    You can or this trail